Le conquérant de l’impossible : Mike Horn

Mike Horn est un remarquable exemple de ce que l’homme peut accomplir grâce à son mental et à sa persévérance. Sa volonté puissante de réussir lui permet de repousser sans cesse ses limites et d’utiliser le meilleur de ses capacités. Ses années d’expériences à travers la jungle et les déserts, sur les océans et banquises, les montagnes font de lui un des plus grands aventuriers actuels.

Pour en savoir plus sur toutes ces conquêtes et performances, vous pouvez jeter un œil sur son blog. Et voici en résumé ces derniers exploits :

  • 1991 : Expédition en parapente dans la Cordillère des Andes au Pérou
  • 1995 : Record du monde de descente de cascade en hydrospeed
  • 1997 : Descente de l’Amazone en hydrospeed sans assistance
  • 1999-2000 : Latitude Zéro, 40 000 km autour du monde en suivant l’Équateur sans aucun moyen de transport motorisé
  • 2002-2004 : Arktos, 20 000 km autour du monde en suivant le Cercle Arctique
  • 2006 : Expédition au Pôle Nord de nuit.
  • 2007 : Ascension de 2 sommets de 8 000 mètres dans l’Himalaya.
  • 2008 : Expédition Pangaea autour du monde qui doit durer quatre ans. Au cours de celle-ci, il désire partager ses connaissances avec la jeune génération, en leur montrant et leur apprenant la beauté de notre planète. Il souhaite faire prendre conscience aux jeunes que cette planète est la leur et qu’ils doivent la préserver pour les générations futures.

Qu’est-ce qui permet à Mike Horn de réaliser toutes ces prouesses ?

  • La puissance de son mental,
  • sa forme physique d’athlète professionnel,
  • sa passion pour le dépassement de soi,
  • Sa volonté d’être en compétition avec lui-même et avec la nature (et non contre les autres),
  • Le fait de ne se fixer aucune limite,
  • Son amour de la vie.

Et voici ce qu’en dit Mike Horn lui-même, lors d’une interview parue dans Les Échos du 10.12.10

Les Echos : Que sont l’aventure et le voyage pour vous ?
Mike Horn : Le voyage ne se limite évidemment pas à partir d’un point A pour atteindre un point B. L’exploration, la véritable, demeure celle de la nature humaine. Ce que je fais est possible car mon esprit est libre à 100 %. Peu de gens peuvent le dire. Mais la plupart des êtres humains utilisent très peu de leurs capacités. Simplement car ils ne pensent pas de manière positive. Il faut savoir changer de perspective. Ainsi, j’adore le mauvais temps, car il annonce le beau temps. En tout état de cause, je tente de ne jamais être bloqué par la négativité.

Les Echos : Quelles sont vos limites ?
Mike Horn : Classiquement, on pourrait croire qu’elles sont physiques. Mais non. L’esprit dompte le corps à 80 %. La plupart des explorateurs sont d’ailleurs forts mentalement. Et non pas physiquement. Ce qui fait la différence ? Il faut que l’envie de gagner soit supérieure à la peur de perdre.

Les Echos : Quels sacrifices avez-vous consentis à l’aventure ?
Mike Horn : J’ai renoncé aux besoins les plus évidents, à la famille, aux amis avec qui partager, sur le moment, mes expériences. Je le ferai en rentrant. Ils comprennent. Y compris mes enfants. Ma fille de 17 ans le dit elle-même : « Je n’ai pas besoin de voir mon père pour savoir qu’il m’aime. » Je suis un vrai père car je peux lui donner des émotions. Et finalement, je ne me suis jamais senti solitaire. Seul, sans doute. Mais pas solitaire.

Les Echos : Avez-vous peur ?
Mike Horn : Le jour où je cesserai d’avoir peur, je sais que je devrai m’arrêter. Seule la peur me protège de la mort. Et pour tout vous dire, je suis vite effrayé… Quand vous êtes au milieu de l’océan Arctique, la seule certitude, le seul élément solide auquel vous pouvez vous rattacher, c’est la connaissance, l’expérience et la volonté de gagner. Au fond, chacun d’entre nous est aventurier. Sans le savoir, bien souvent. Dans le même temps, l’être humain devient de plus en plus faible : tout vient aujourd’hui trop facilement, trop vite. C’est pour tout remettre en perspective que j’ai mis en place le programme des jeunes explorateurs dans l’expédition Pangaea.

Les Echos : Quel est le but de l’expédition Pangaea ?
Mike Horn : Je vois mon environnement, mon playground en train d’être détruit. Je souhaiterai réunifier ce qui est épars, en « réinventant » un globe d’avant la séparation des continents, en explorant sur plusieurs années des environnements typiques et très différents. Et pour réunifier cela, la véritable énergie réside dans la jeunesse. Je suis de la génération des consommateurs. Les jeunes, de celle des conservateurs. Je veux travailler avec ceux qui seront plus tard influents pour créer des ambassadeurs de l’environnement. Le programme « jeunes explorateurs » repose ainsi sur trois piliers : explorer, apprendre, agir. Ils sont au final douze à être sélectionnés à travers le monde. Après un entraînement intensif en Suisse, ils me rejoignent là où je me trouve dans l’expédition Pangaea -par exemple dans le désert de Gobi. Sur place, ils vont explorer non seulement la biodiversité et, en l’occurrence, la problématique de l’eau, mais aussi les communautés sociales qui y habitent. L’objectif est de produire des projets de développement durable à cinq et dix ans.

Pour en savoir plus sur Mike Horn, vous pouvez visionner son film « Le voyage intérieur » ou lire son livre « Conquérant de l’impossible« .

« Je préfère essayer et échouer plutôt que de ne pas essayer. » Mike Horn

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Les records de Yannis Kouros

Détenteur de records du monde en ultra marathon, Yiannis Kouros, Australien d’origine grecque est un homme atypique affublé d’un mental exceptionnel. Il remporte des records par dizaines qui semblent inaccessibles au commun des ultra  fondeurs, sans cesse en quête de nouveaux défis. Il est capable de pousser son corps à son extrême limite.

Afin de mieux comprendre ce qui motive Yiannis Kouros, laissons-le s’exprimer sur ses exploits :

« Les records du monde, je les ai presque tous en ultra marathon. Sur la route du 200 au 1 600 km. Sur la piste, du 200 au 1000 km. Et aussi tous les recours en temps, du 12 heures aux 10 jours sur la route .Et du 24 heures aux 6 jours sur la piste. Plus que la victoire, ce sont les records que je recherche. J’aime pousser sans cesse les limites de l’homme en endurance. »

« Pour moi, la course de fond n’est pas seulement un exercice physique, mais plus un acte métaphysique. J’ai besoin de méditer avant de m’élancer sur la route. Et cette méditation, je la travaille en peignant, en jouant de la musique ou en écrivant des poèmes. Quand on court une épreuve de plusieurs jours, la plus grande difficulté est d’arriver à quitter mentalement la course pour s’échapper vers ses propres pensées; Il faut être capable de ne pas écouter son corps, ne pas entendre la douleur, sans quoi il est vite impossible de continuer. Pour cela, j’ai besoin de quitter mon enveloppe corporelle et d’atteindre un état presque second. Je cours alors en pensant à des tas de choses, mon enfance, mon avenir, ma famille mais surtout jamais à mon corps. »

Son entraînement se fait principalement dans sa tête et il avoue peu courir entre deux épreuves : « Il peut m’arriver de rester plusieurs mois sans rien faire. Je pars du principe qu’il est impossible d’accumuler assez de kilomètres pour être physiquement prêt pour une course de 24 heures, 100 km ou 10 jours. Donc, j’en fais le minimum. Et je me concentre sur l’essentiel, la méditation. En général, je recommence à courir deux semaines avant une compétition, à raison de deux sorties quotidiennes. Je me contente souvent de 20 à 22 km par séance, en variant les allures, mais sans jamais dépasser la valeur d’un marathon par jour. En fait, je cherche seulement à remettre en route mon système cardio-vasculaire.  »

« Il n’existe pas de limite à l’endurance, je pourrais très bien courir une année entière. Mes jambes me porteraient, je le sais, et la tête, ça se travaille. »

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L’histoire du cofondateur d’Apple ou comment un échec se transforme en opportunité.

Pendant cette période estivale, je voudrais vous présenter quelques témoignages de personnes qui réussissent dans différents domaines de leur vie.

Le premier concerne Steven Paul Jobs, le cofondateur d’Apple et de Pixar. Il livre son expérience lors d’un discours prononcé en 2005, devant les étudiants nouvellement diplômés de l’Université de Stanford.

« J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Steve Wozniak, et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.

C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans, je me suis retrouvé sur le pavé, viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.

Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé –d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose : j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.

Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.

Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, « Toy Story », est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Lauren et moi avons fondé une famille merveilleuse.

Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez. »

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Les bases de l’excellence

Quelles sont les croyances de ceux qui réussissent ?

Voici sept croyances qui reviennent très souvent chez ceux qui réussissent.

« Quelque soit l’évènement qui se produit, celui-ci a son utilité » :

Ceux qui réussissent transforment tout évènement, même le plus négatif, en possibilité. Chaque évènement contient le potentiel d’un avantage, d’une utilité. Il y a toujours un élément positif à retirer. De ce précepte découle le suivant :

« Il n’y a pas d’échec, seuls existent les résultats » :

Ainsi, Thomas Edison avant d’inventer l’ampoule électrique a fait 1 600 essais infructueux, il aurait pu se décourager de très nombreuses fois et abandonner ses expérimentations, au lieu de cela voici comment il voyait la situation : « Au contraire, j’obtiens des résultats. J’ai appris qu’il existe 1 600 mauvaises façons de procéder ! » Pour les gagnants, l’échec ne compte pas, ils voient seulement des résultats, ils utilisent les informations qui en découlent pour définir avec plus de précision et de perspicacité ce qui est utile de faire pour aboutir aux résultats escomptés. Un résultat non-conforme à ce qu’ils attendaient leur démontre seulement qu’il est nécessaire de procéder différemment.

« Quoi qu’il arrive, il est important d’en assumer la responsabilité » :

A partir du moment où l’on remet la responsabilité de ce qui arrive dans les autres, dans le hasard ou dans toute cause extérieure, on perd la capacité d’agir sur ce qui se passe en faisant dépendre notre avenir d’évènements externes. Alors qu’en reprenant en main la responsabilité de ce qui a lieu, en ayant conscience que cela provient de tout ce qui a été effectué en amont, on reprend les rênes de sa vie. On peut donc agir d’une façon ou d’une autre sur notre futur, sachant que ces possibilités peuvent être multiples.

« Il n’est pas nécessaire de tout comprendre pour tout utiliser » :

Parmi ceux qui réussissent, nombreux sont ceux qui croient ne pas avoir besoin de tout savoir sur une chose pour l’utiliser. Ils vont à l’essentiel sans forcément en maitriser tous les détails. Ils savent faire le tri entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. Ils préfèrent agir concrètement et passer à l’action plutôt que posséder de nombreuses connaissances qui restent théoriques. C’est dans la pratique et l’action qu’ils arrivent à progresser vers le succès.

« Les êtres humains sont une grande ressource » :

Ceux qui parviennent à la réussite ont presque toujours un grand respect de l’être humain, ils possèdent l’esprit d’équipe et savent qu’un individu seul aura beaucoup de mal à égaler les talents conjugués d’un groupe efficace. Jim Collins et son équipe de chercheurs se sont attelés à découvrir le secret des entreprises leader et ce qui leur permet de parvenir à un niveau d’excellence. Il en est venu à la conclusion que les entreprises excellentes ont privilégié la personnalité des membres de leur entreprise par rapport à leurs diplômes, leurs compétences pratiques, leurs spécialisations ou leur expérience professionnelle. Pour ces entreprises, la personnalité, la conscience professionnelle, l’intelligence émotionnelle ou la faculté de tenir ses engagements priment dans leurs critères de choix. Il est certain que si on passe la plus grande partie de son temps avec des gens que l’on apprécie et qu’on respecte, sur qui on peut vraiment compter, alors tous les ingrédients sont là pour mener à bien ce que l’on désire.

  »Le travail est un jeu ou un réel plaisir » :

Ainsi que nous l’avons vu dans l’article « Ecouter son intuition » à travers la perception de Timothy Gallwey, celui qui aime profondément ce qu’il fait, pourra s’investir beaucoup plus dans ce qu’il entreprend.  Il sera motivé et sa vie sera animée par ce qui lui tient à cœur, et lui permettra ainsi de s’épanouir pleinement.

« Toute réussite durable exige un engagement » :

Toute grande réussite demande un engagement profond et entier. Ainsi le sportif de haut niveau pour parvenir au succès doit s’entraîner inlassablement et avoir une discipline de vie exigeante. Cet engagement implique donc d’avoir une certaine discipline (pas au sens militaire comme on pourrait l’interpréter de premier abord) mais une discipline qui recentre sur ce qui est le plus important pour avancer dans la direction choisie. Un chef d’orchestre disait à ce propos: « La discipline libère de la tergiversation, vous ne vous demandez plus si vous devez faire ou non une chose, vous la faites. » Cet engagement et cette discipline sont très facilement acceptés à partir du moment où ils soutiennent un projet fortement désiré et dans lequel la motivation est puissante.

Adopter ces croyances permet de mettre tous les atouts dans son jeu pour parvenir à la réussite dans le domaine souhaité.

Vous pouvez compléter également cet article par la lecture du livre de Jim Collins (lien amazon) « De la performance à l’excellence« . Ses recherches concernant l’entreprise peuvent être tout à fait adaptées à l’individu et à la réussite personnelle.

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Changer les croyances limitantes

Les croyances limitantes que nous avons déjà abordées dans le précédent article, peuvent se regrouper sous 3 catégories différentes :

  • Le désespoir : La personne croit que le but n’est en aucun cas atteignable, qu’il s’agit d’un objectif irréalisable pour quiconque.
  • L’incapacité : La personne croit qu’elle n’est pas capable d’atteindre le but. Elle croit qu’il est possible pour les autres d’atteindre cet objectif mais pas pour elle. Elle n’a pas confiance en ses capacités.
  • Le manque de mérite : La personne croit qu’elle ne mérite pas d’atteindre le but, même si l’objectif est réaliste et qu’elle en a la capacité.  L’absence de valeur se caractérise par le fait que la personne ne se sent pas à sa place, ou qu’elle ne mérite pas d’être heureuse pour une raison particulière, elle croit qu’il y a quelque chose qui l’empêche fondamentalement d’atteindre son objectif.

Pour changer ces croyances limitantes, il est donc important de retrouver l’espoir dans le futur, la confiance en ses capacités et le sens de sa valeur personnelle et de sa propre responsabilité face à son avenir.

Bien souvent ces croyances sont la résultante de questions restées sans réponses à un moment déterminé. Ou bien encore, elles se développent dans le but de satisfaire une intention profonde telle que la protection, l’établissement de limites, une manière de se protéger de façon inconsciente. Par exemple si une personne ne sait pas faire quelque chose, elle va en déduire qu’elle est incapable de le faire. Aussi afin de sortir de cet état d’incapacité il est utile de chercher « comment il est possible de réaliser cela » ou encore de mettre la personne dans une situation où elle parvient à réussir ce qu’elle croyait ne pas pouvoir faire, sans risque qu’elle n’échoue. A partir de ce contre-exemple elle pourra réactualiser sa croyance.

Transformation et actualisation des croyances limitantes :

  • En identifiant l’intention profonde (ou intention positive comme on la nomme en PNL) qui se cache sous la croyance. Par exemple, l’intention positive qui se trouve derrière un comportement agressif est souvent la protection ; derrière  la peur, on peut trouver la sécurité, et la colère peut être utilisée pour maintenir les frontières entre les autres et soi. La résistance au changement peut servir différents buts tels que le désir de respecter le passé, ou le besoin de se protéger en restant dans le connu ou dans le confort de ce qui est habituel.
  • En identifiant toute présupposition inconsciente qui peut se manifester avec des mots comme « je ne peux pas », « je ne devrais pas », « il faut », « il ne faut pas », etc.
  • En repérant les différentes relations de causes à effets telles que les phrases du style :
    « Si je m’affirme, je serai rejeté. »
    « Quand je commence à réussir, tout s’écroule. »
    « Si je montre mes sentiments, je ne suis plus crédible. »
    Et une fois ces relations mises au grand jour, il devient utile de trouver des contre-exemples qui montrent qu’il n’y a aucune généralité dans ces affirmations.
  • En fournissant des informations sur le « comment », c’est-à-dire en découvrant comment parvenir à faire ce que l’on croit impossible tout en respectant l’intention profonde. Ainsi si l’on pense : « C’est dangereux d’essayer quelque chose de nouveau », on peut chercher : « Comment puis-je essayer quelque chose de nouveau dans la sécurité ? »
  • En clarifiant ce qui donne un sens à notre vie ou à notre mission sur terre et en recevant un soutien positif au niveau de qui nous sommes, de notre identité. A ce propos, je me souviens d’une personne qui souhaitait arrêter de fumer, mais qui n’avait pas encore trouvé la motivation pour le faire et du jour où elle s’est dit qu’elle souhaitait privilégier sa bonne santé et se mettre dans la peau d’un non fumeur, alors le déclic a eu lieu et il n’a alors plus été question pour elle de fumer. Elle avait adoptée une nouvelle identité, celle de quelqu’un respectueuse de sa santé.

Il peut être utile parfois de se faire aider pour parvenir à changer ces croyances car ce sont bien souvent des pensées très profondément ancrées à l’intérieur de nous et il n’est pas toujours simple de les mettre en lumière. Cependant il est très intéressant de savoir que c’est possible de changer toute croyance en respectant bien sûr, le système dans lequel évolue la personne. Rien n’est immuable, pas même les croyances. Il existe en PNL certains exercices spécifiques, avec entre autres la ré-empreinte, qui permettent d’y parvenir.

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Comment ce que l’on croit devient réalité

Ce que l’on croit devient réalité et pour l’illustrer je voudrais commencer avec une anecdote riche en signification.

Dans son livre « La volonté de guérir » Norman Cousins raconte comment Pablo Casals, grand violoncelliste espagnol du XXe siècle se métamorphosait, le matin, à la fin de sa vie. Quand il se levait, chaque geste était douloureux et avait besoin d’aide pour s’habiller. Il avançait en traînant les pieds, avait le dos voûté, la tête projetée en avant. Ses mains étaient gonflées, ses doigts recroquevillés et avait l’air d’un vieillard très fatigué, paralysé par l’arthrite. Puis il se dirigeait vers son piano (un des instruments dont il jouait remarquablement bien), s’installait péniblement sur le tabouret et avec de rudes efforts posaient ses doigts gourds sur le clavier. Et là, d’un seul coup, il se métamorphosait : ses doigts se dénouaient et couraient sur le clavier. « Tout son corps fusionnait avec la musique. Ses mouvements n’étaient plus raides ni étriqués, mais souples et gracieux et complètement libérés des crispations de l’arthrite. » Et quand il quittait le piano, c’était alors un être entièrement différent. Il se tenait plus droit, il marchait sans traîner les pieds. La seule idée de jouer du piano avait totalement transformé son état et ses capacités physiques.

Ainsi ce que nous croyons sur nous, sur les autres, sur le monde modèle ce que nous sommes. Il y a deux sortes de croyances, celles qui nous aident à progresser dans le sens de ce que nous désirons, qui sont un merveilleux élan propulseur comme nous venons de le voir et puis celles qui au contraire nous limitent et qui sont bien souvent hors de notre conscience. A ce propos Jung disait : « Une pensée ignorée par la conscience se transforme en destin. » D’où la nécessité de mettre à jour ces pensées enfouies en nous.

Ces pensées peuvent se manifester de différentes manières, c’est à la fois ce qu’il convient de faire ou de ne pas faire, ce sont les certitudes sur nos capacités ou nos limites, sur la réaction des autres ou des évènements, en voici quelques exemples :

  • « Je suis comme ça »,
  • « Je ne peux pas y arriver, je suis nul en math »,
  • « Dès que je commence à réussir, tout s’écroule »,
  • « Je suis fumeur »

Et l’ennui avec ce genre de pensées, c’est qu’elles sont si solidement ancrées que la personne les prend pour une réalité et n’arrive pas à les remettre en doute. Elle n’imagine pas pouvoir changer cette réalité. Alors qu’il  s’agit juste d’une pensée et cette pensée ne correspond à rien de solide ni d’immuable. Toute pensée peut être transformée. Nous verrons ultérieurement comment changer ces croyances limitantes.

Toute expérience humaine est emmagasinée dans le cerveau et donc nous pouvons y avoir recours quand nous le souhaitons. Si nous pensons ne pas nous en souvenir, nous nous fermons la possibilité de nous rappeler de cette expérience et donc nous nous confortons dans le fait que nous ne nous en souvenons pas. Par contre si nous avons la conviction que nous pouvons nous en souvenir, nous donnons l’ordre à notre cerveau d’aller chercher là où se trouve la réponse.

Qu’est-ce qui va engendrer le processus de création d’une croyance ?

Bien souvent la croyance provient d’une première expérience qui va être filtrée en fonction de nos perceptions. Une même expérience pourra pour deux personnes différentes produire des croyances diamétralement opposées selon leur interprétation du moment.

Prenons l’exemple de deux enfants qui s’amusent à escalader des rochers, tous deux trébuchent, tombent et s’écorchent le genou.  Le premier court se réconforter dans les bras de sa mère, qui lui répond que c’est dangereux et qu’il ne devrait pas faire le fou dans les rochers, qu’il peut se faire très mal.  L’enfant va alors adopter la croyance que prendre des risques peut entraîner des conséquences douloureuses et va donc devenir plus craintif, moins entreprenant. Par contre l’autre enfant rit de cette chute et se joue de cette position de déséquilibre, son genou écorché représente pour lui un trophée. Celui-ci va alors développer la croyance que la recherche de l’instabilité est un jeu très amusant, qu’il est costaud et va sans cesse continuer à explorer.

Chaque expérience suivante qui ira dans le même sens, va venir renforcer ces impressions et ancrer plus profondément cette croyance, un processus de généralisation se met en place.

C’est donc bien l’interprétation que l’on va faire d’une expérience qu’il faut être vigilant à observer afin de générer des conclusions qui aillent dans le sens d’un développement, d’une progression plutôt que d’un frein ou d’une limite. C’est ce qui explique pourquoi certaines personnes ont des croyances qui les poussent vers la réussite et d’autres qui les attirent principalement vers l’échec.

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Plaisir au travail = Performance

Lors du dernier article, vous avez pu participer à l’expérience de Timothy Gallwey quand il laisse toute place à son désir et que le travail devient alors un véritable plaisir. Je suppose que vous aussi, avez déjà vécu cet état intérieur où le temps est suspendu, où vous êtes entièrement absorbé dans ce que vous êtes en train de réaliser, que ce soit au travail ou dans vos activités de loisirs, sportives ou artistiques.

Il s’agit d’un état de concentration accrue, souvent de courte durée mais dans lequel plaisir et performance vont de paire et la motivation atteint un niveau élevé. Cet état est appelé état de résonance ou encore « flow ». Les premières études ont été réalisées par Mihaly Csikszentmihalyi, psychologue hongrois dans les années 1970 et c’est lui qu’il l’a dénommé ainsi, parce qu’effectivement quand on est dans cet état de concentration tout semble couler de source, tout est fluide.

Il est intéressant d’examiner quelles sont les caractéristiques de l’état de résonance afin de pouvoir l’initier plus facilement et en retirer tous les bénéfices (performance, bien-être, exaltation), d’autant que ses manifestations semblent contagieuses à l’entourage :

  • Il se manifeste quand le travail ou la tâche à accomplir est légèrement supérieure aux capacités que l’individu pense posséder, et donc quand celui-ci mobilise toutes ses ressources.
    Si l’action était beaucoup plus difficile que ses compétences, l’inquiétude ou l’anxiété pourrait se manifester et venir polluer cet accomplissement. Et si l’action était trop facile, la personne pourrait ressentir ennui ou manque de motivation. Le flow se révèle donc suite à une démarche active qui passe par des efforts significatifs de dépassement de ses propres limites tout en ayant la perception que ce but est tout à fait atteignable, que l’on possède toutes les capacités pour faire face à la situation.
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  • D’autre part, il doit aussi y avoir congruence entre les valeurs de l’individu et les tâches entreprises, les actions entreprises doivent correspondre à un désir profond, une harmonie entre ce que l’on est et ce que l’on fait. On doit en d’autres termes « être à sa place » ou « se sentir fait pour ça ». Les actions sont en résonance avec ce qui nous anime intérieurement.
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  • Cet état crée un très grand courant d’énergie au cours duquel on perd toute notion de temps, voire même de faim ou de soif. Nous sommes emportés dans un élan moteur, qui met en marche toutes nos capacités et ressources. Cet élan peut être de courte durée, mais il peut aussi se prolonger dans le temps s’il correspond à un objectif à long terme, pilier de notre vie.

Selon des études faites auprès de sportifs de haut niveau, dix facteurs rendent possible l’atteinte de l’état de flow :

  • une préparation optimale,
  • un environnement de grande qualité,
  • une perception positive de la performance,
  • une concentration sur la tâche à accomplir,
  • la confiance,
  • une attitude positive,
  • une interaction positive avec l’entourage,
  • la motivation à atteindre des performances,
  • un grand état de mobilisation avant l’action,
  • l’expérience accumulée.

Si cela est valable pour des sportifs, il est tout aussi réalisable au travail ou dans n’importe quel domaine de la vie où l’on se sent pleinement engagé. Effectuer des tâches en éprouvant un réel plaisir, n’est-ce pas au fond le rêve de chacun ?

Pour en savoir plus sur l’état de résonance ou le flow, vous pouvez consulter les ouvrages de Mihaly Csikszentmihalyi tel que « Vivre – La psychologie du bonheur« .

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Ecouter son intuition

« Le travail est-il ce que je désire ou ce que je fais quand je dois arrêter de faire ce que je désire ? »

C’est la question que se pose Timothy Gallwey, écrivain, qui a été aussi le coach de grands sportifs du tennis et du golf avant d’appliquer sa méthode au sein des plus grandes entreprises internationales comme Coca-cola, Apple, IBM, etc.

Aussi aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous un extrait tiré de son livre « La dynamique interne du travail, le rôle du mental« . Dans cet extrait, Timothy Gallwey écoute une de ces voix intérieures, celle de son désir, de son intuition, celle qui incarne tout le potentiel de l’être humain (ses capacités, ressources innées, aptitudes à apprendre), cette partie de l’être qui savait, si naturellement s’exprimer, étant enfant. Il établit alors un dialogue entre cette voix interne (en italique dans le texte) et celle de sa raison qui donne des ordres, porte des jugements et qui nous gouverne la plupart du temps.

La performance arrive justement quand on laisse taire la voix de la raison et qu’on laisse place entière à son être profond, ainsi que le démontre Timothy Gallwey  :

« Je ne suis prisonnier de rien. Je ne travaille pas sous pression. Je suis quelqu’un qui a quelque chose à dire et qui veut le dire. Je suis libre et je travaille librement, c’est tout.

Des mots courageux et assurés qui sortent de cette voix qui semble si faible et si douce. Elle apparaît si petite par rapport aux voix qui exigent que je fasse mon travail. Elle est très différente de la voix de l’obligation et du devoir, forte et sans appel, qui me conseille d’assumer mes responsabilités envers les autres. Celle que j’écoute à présent a un ton et un message différents.

Écoute‑moi. Je suis ton désir. Je suis authentique. C’est en moi que tu peux trouver la joie de ton existence.

Je travaille pour moi. J’aime ce que je fais. Je considère le travail comme l’une des plus belles opportunités offertes par la vie. Le travail est mon jeu. Mais ce jeu a un but. Ce but est le mien. Pas celui de tes éditeurs, ni même celui de tes lecteurs. Je ne suis pas seulement l’au­teur en toi, la source de ta créativité. Je suis toi. J’aime m’exprimer dans toutes sortes de tâches.

Ce qui me surprend également dans cette voix, c’est qu’elle parle au présent. Elle ne dit pas : « Je veux être libre. » Elle dit : « Je suis déjà libre. » Je continue d’écouter ce qu’elle a à me dire.

Je ne me préoccupe pas des délais. Je ne me préoccupe pas des exi­gences. Tout cela fait partie du jeu que tu joues. En jouant au tennis, peu m’importe qu’il y ait un gagnant et un perdant, des lignes sur le court et un filet à éviter. En conduisant une voiture, je ne me préoc­cupe pas de devoir rester sur la route. Les contraintes en elles‑mêmes ne m’ennuient pas. Elles sont comme les rives d’un cours d’eau. J’aime simplement couler comme le cours d’eau et je sens l’océan dans lequel je vais me jeter. Les rives, les rochers, la profondeur variable du lit de ce cours d’eau, et même les barrages rencontrés en chemin, n’ont rien à voir avec l’océan vers lequel je me dirige. Je coule parce que c’est ma nature de couler. Je n’ai peut‑être pas l’air assez fort pour l’instant, mais je me renforce progressivement. Goutte après goutte, je deviens une véritable force. Cela fait aussi partie de ma nature.

À chaque fois que tu m’écoutes, tu ajoutes une goutte à mon eau, et je grossis. Les gouttes deviennent un petit ruisseau. Le petit ruisseau conflue avec d’autres pour former un ruisseau, puis un vaste cours d’eau. C’est ainsi que mon désir grandit. D’une étincelle il devient un désir ressenti, puis une passion. Avec de la patience et de la confiance, je peux devenir un fleuve de passion.

Cette voix sonne juste à mon oreille. Elle m’est à la fois familière et étrangère. Je m’arrête pour considérer mon choix. Je suis soudain conscient de la voix inquiète de ma raison : « Qu’est devenu ton engagement à respecter les délais ? Que sont devenus tes principes et ton organisation ? »

Je lui réponds : « Il y a une heure pour ces choses‑là, et cette heure n’est pas venue. »

« Mais tu tergiverses. Tu prends délibérément du retard », dit la voix d’un ton accusateur.

Je connais bien l’entreprise pour savoir que je ne suis pas le seul à laisser les tâches urgentes supplanter les tâches importantes. Cette impression d’être submergé et pressé par « tout ce qu’il y a à faire » ne fait‑elle pas partie du travail quotidien de millions et de millions de gens ? Et derrière toutes ces pressions, il y a les incontournables conséquences financières d’un travail qui n’est pas réalisé en temps.

Ai‑je le choix ? Se sentir sous pression est‑il un aspect inévitable du travail ? Dois‑je simplement faire avec et continuer à travailler ? Le résumé de tout ce que j’ai écrit jusqu’ici, c’est que je désire autre chose. Je désire travailler librement. Je désire avoir un mode de travail différent de celui qui consiste à travailler sous pression. Je sais que je ne réussirai jamais à faire tout ce que j’ai à faire. La « pile » de tâches inachevées diminue, puis augmente à nouveau. Puis‑je accomplir mon travail sans me sentir sous pression ? Existe‑t‑il une alternative ? « Oui. Tu peux travailler plus intelligemment et en faire plus en moins de temps », me dit une voix d’un ton supérieur. Merci Monsieur le Consultant. J’apprécie votre conseil. « Tu dois mieux t’organiser et t’efforcer de pondre quelques lignes à la fois », me dit une autre. Merci Monsieur le Grand Manitou. Votre conseil est trop banal. Il y a du vrai dans ce que vous me dites, mais il y a quelque chose en moi qui n’accepte pas totalement ce conseil conventionnel. C’est le désir silencieux que j’éprouve lorsque les exigences ne parlent pas trop fort. Laissez‑moi me calmer et écouter à nouveau la voix de mon désir.

Les exigences de l’extérieur sont là. Ne les nie pas. Mais vois si tu ne peux pas leur faire rejoindre notre cours d’eau. Nous avons bien avancé ces dernières minutes. Nous progressons dans la bonne direction. Tu y prends du plaisir et les lecteurs en profiteront. J’ignore si tu respecteras tes délais. L’avenir n’est pas totalement contrôlable. Mais laisse toutes tes motivations rejoindre mon cours d’eau au lieu de chercher à te débrouiller autrement. Apporte‑les moi. Un peu de boue dans mon eau ne m’ennuie pas. Je sais utiliser tout ce qui entre en moi. Je sais laisser la boue se déposer au fond de mon lit. Dans mon fleuve de la liberté, les eaux boueuses de ton travail contraignant deviendront claires.

À la veille de ton dernier jour sur terre, tu seras débarrassé des pressions, des contraintes. Mais il sera trop tard, car tu n’auras plus le temps de profiter de ta nouvelle vie. Plus le temps de savoir ce qu’est la liberté. De savoir comment travaille ou joue un homme libre. Plus le temps de me connaître. Et je vaux vraiment la peine d’être connu. Alors, décide‑toi maintenant. Rejoins ce fleuve. Tu le peux.

Tu as le choix de travailler pour qui tu le souhaites, pour les exigences extérieures ou pour moi, ce moi qui est toi, ce moi qui est déjà libre. Tu as une autre solution, ignorer que tu as le choix. Mais tu iras alors grossir le fleuve des exigences, ou tu te révolteras contre elles, ce qui n’est qu’un affluent de la même eau boueuse.

Tu es libre dès l’instant où tu franchis ma frontière. Tu es libre de venir et d’aller selon ton propre choix. Mais viens. Viens simplement parce que tu t’y sentiras bien. Viens simplement pour être libre. Comprends l’avantage de cette démarche.

Suite à cette expérience avec sa voix intérieure, Timothy Gallwey enchaînait avec un rendez-vous avec client qui s’est merveilleusement passé selon ses dires et ceux du client :

« L’entrevue a été aussi magique que lorsque je jouais mon meilleur tennis. La même économie d’efforts pour les résultats obtenus. Je n’ai posé que quelques questions au client. Je l’ai surtout écouté attentivement. Il a eu des idées que nous avons tous les deux considérées comme originales et pratiques. Rien de l’extérieur n’aurait semblé si remarquable. Ce rendez-vous était dénué de tout conflit intérieur ou extérieur. Je me disais que si tous mes rendez-vous étaient comme celui-là, je ne serais plus jamais épuisé à la fin de la journée.

Dans le courant de la journée, j’ai reçu un fax de mon client. « Jusqu’à présent, je m’étais senti comme un robot au travail. Je travaillais tous les jours mécaniquement et efficacement. Travailler, travailler, toujours travailler ! Notre rendez-vous a ressuscité une partie de moi morte depuis longtemps et m’a rendu plus heureux. Merci… »

Et si vous aussi, vous laissiez parler la voix de votre intuition et l’écoutiez avec attention ? Que de richesses et de découvertes en perspective !

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Trouver sa mission

Pour continuer dans la lignée de l’article précédent « Retour en arrière« , nous permettre d’y voir plus clair dans nos objectifs et de trouver un sens à notre vie, nous pouvons aujourd’hui réfléchir à ce qu’est notre « mission ». Si le terme de mission ne vous convient pas, il est tout à fait possible de le remplacer par un terme qui correspond mieux à votre perception comme le sens, la raison, la finalité, etc.

Trouver sa mission c’est aussi répondre à ces questions :

  • Vivre pourquoi ?
  • Vivre pour qui ?
  • Quelle cohérence existe-t-il entre les différents évènements de ma vie ?
  • Quel est mon propre chemin ?
  • Suis-je conscient de la direction de ma vie ?
  • Comment vais-je donner du sens à ma vie ?
  • Etc.

Parvenir à répondre à ces questions confère une force intérieure et une stabilité. Cela donne une sécurité qui ne peut vaciller selon les aléas de la vie et permet d’être plus à même de gérer les obstacles et les difficultés, à condition de faire reposer le sens de son existence sur quelque chose qui ne dépend que de nous et non sur quelque chose de vulnérable (comme l’amour d’une personne, la réussite professionnelle ou la possession de biens). Pour citer quelques exemples, cela peut être : progresser vers l’équilibre, l’ouverture, l’amour, la sérénité, l’autonomie, la connaissance, apporter ses talents ou sa contribution au service des autres ou de toute cause légitime, et tant d’autres choses encore.

Il y a des moments où nous nous sentons en complète harmonie avec nous-même. Bien souvent ce sont des moments où  nous faisons coïncider notre raison de vivre avec nos talents et nos dons naturels et ce sont donc ces moments que je vous invite à retrouver afin de chercher et de découvrir ce qui compte au plus profond de vous, ce qui l’essence de votre vie. Repérer  les expériences  importantes pour vous, à différentes périodes de votre vie et dans divers contextes dans lesquelles :

  • Vous vous êtes senti profondément satisfait
  • Vous vous êtes complètement engagé
  • Vous exprimiez votre personnalité, vos compétences, votre excellence
  • Vous aviez le sentiment de manifester votre être.

Au travers de toutes ces expériences, que s’est-il passé, qu’y avait-il de vraiment important pour vous, et quelles en étaient les raisons ? Ce qui en émergera est ce qui vibre en vous,  ce qui est le fondement de votre être.

Imaginez ce que pourrait être votre vie si vous viviez en respectant ces valeurs, si vous viviez en harmonie avec elles,  auriez-vous alors l’impression d’être vraiment à votre place ?

Imaginez également, quel bonheur de vous lever chaque matin avec la  perspective d’être en adéquation avec vous-même, découvrez la force que cela fait naître en vous pour accomplir votre mission de vie. Tout ce que vous faites dans ce sens vous procure du bonheur car cela correspond à ce que vous portez en vous et ce que vous êtes fondamentalement. Donc en suivant votre raison de vivre, vous vous faites du bien. Et par conséquence, vous faites aussi rayonner tout ce bonheur autour de vous.  En effet, nous décuplons notre énergie si nous parvenons à faire coïncider notre raison d’exister et ce que nous réalisons avec habileté et avec joie. Imaginez quelle pourrait être la beauté de ce monde si chacun décidait de faire fructifier ses ressources et ses dons personnels.

Vous vous posez peut-être la question : « Mais comment vais-je savoir que c’est ma mission ? » Et bien à ce moment-là, une évidence se fera sentir en vous, vous saurez que c’est votre chemin, il n’y aura plus de doute en vous. Vous vous sentirez porté par le courant de la vie.

Bonne réalisation !

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Retour en arrière

Réussir, gagner, voilà de belles ambitions, mais on a déjà vu que pour cela, il est nécessaire au préalable d’avoir des objectifs précis et bien sûr, à certaines périodes de la vie, il n’est pas toujours facile d’y voir bien clair. Aussi aujourd’hui, je vous propose de prendre du recul et de laisser votre imagination vagabonder. Cela va peut-être vous paraître un peu bizarre, mais laissez-vous jouer le jeu.

Imaginez que vous êtes aujourd’hui en train de fêter votre centième anniversaire et observez ce que vous aimeriez avoir accompli tout au long de votre vie.

Maintenant je vous suggère de prendre un papier, de vous détendre et de vous amuser à répondre à ces quelques questions. Avec votre regard tourné vers toutes ces années antérieures, observez ce que vous aimeriez avoir réussi dans votre vie ?

  • Comment souhaiteriez-vous décrire ce à quoi vous êtes arrivés ? Quelles sont vos réussites personnelles et professionnelles et dans tous les domaines de votre vie ?
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  • Qu’aimeriez vous que votre famille, vos amis ou d’autres personnes disent de vous, se souviennent de vous, quels moments partagés aimeriez-vous que ceux-ci racontent ?
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  • Qu’est-ce qui donnerait un sens à l’ensemble de votre vie ? Comment voyez-vous les divers évènements disparates de votre vie s’intégrer les uns aux autres ? Quel pourrait-être le fil conducteur savamment tissé au cours de toutes ces expériences passées ?
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  • Qu’est-ce qui donnerait un sens et une motivation à vos activités quotidiennes ?
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  • Quel est le message ou la contribution que vous souhaitez apporter au travers de votre existence ?
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  • Quelle est cette personne que vous voulez être au soir de votre vie ? Quelles qualités voulez-vous avoir développées ? Quelle personnalité est la votre ? Quelles capacités avez-vous atteint ?

Après ce petit tour d’horizon sur l’ensemble de votre vie, je vous propose maintenant de dérouler le film en arrière pour revenir jusqu’à aujourd’hui, en 2011 et de répondre à cette nouvelle question :

  • Quelle est l’action que vous pouvez faire pour aller en direction de ce que vous venez d’explorer, pour progresser vers ce futur désiré ?

Cela peut même être une toute petite action, mais une action qui enclenchera le processus pour arriver au terme de votre vie en harmonie avec vous-mêmes, avec ce que vous souhaitez accomplir.

Et bien sûr si vous avez envie de partager vos découvertes, alors n’hésitez pas à laisser un commentaire et à nous faire part de votre propre expérience.

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