Quête du bonheur avec Matthieu Ricard

Dans tous ces articles, nous parlons de réussite. Mais que se cache-t-il derrière la réussite, qu’elle soit en rapport avec notre vie affective, familiale, notre travail ou nos passions, n’est-ce pas tout « simplement » la recherche du bonheur ? C’est pourquoi, aujourd’hui, je voudrais présenter un personnage qui incarne pleinement cette quête du bonheur : Matthieu Ricard.

Matthieu Ricard est né en France, en 1946. Fils du philosophe français Jean-François Revel et de l’artiste-peintre Yahne Le Toumelin,  Matthieu Ricard est moine bouddhiste, scientifique, auteur de livres, traducteur et photographe.

Il a étudié la génétique cellulaire à l’Institut Pasteur sous la direction de François Jacob, prix Nobel de médecine. En 1967, il s’est rendu en Inde pour y rencontrer les grands maîtres spirituels du Tibet. Après avoir terminé sa thèse de doctorat en 1972, il s’est consacré à l’étude et à la pratique du bouddhisme. Vivant en Inde, au Bhoutan et au Népal, il a étudié avec certains des plus grands maîtres de la tradition bouddhiste tibétaine, dont Kyapjé Kangyour Rinpotché (1897-1975) et Dilgo Khyentsé Rinpotché (1910-1991). Depuis 1989, Matthieu Ricard est l’interprète français de Sa Sainteté le Dalaï-lama.

Il est également membre du comité de l’Institut Mind and Life, une organisation qui se consacre à la recherche menée en étroite collaboration entre des scientifiques, des érudits et des méditants bouddhistes. Il participe activement à des travaux de recherche qui étudient l’influence de l’entraînement de l’esprit, de la méditation et de son effet à long terme sur le cerveau (neuroplasticité). Il réconcilie ainsi la science (neurosciences, psychologie, psychologie positive) avec des enseignements et des pratiques spirituelles ancestrales.

Cette recherche est conduite par le Professor Richard J. Davidson, une sommité dans le domaine de la neuroplasticité. À l’Université de Wisconsin, les chercheurs ont mis 256 électrodes sur son crâne et l’ont placé dans un appareil d’imagerie par résonance magnétique nucléaire fonctionnelle (fMRI). Matthieu Ricard a atteint le plus haut niveau d’activité cérébrale dans le cortex pré-frontal gauche du cerveau, aire associée aux émotions positives. Alors que l’échelle varie de + 0.3 à -0.3 (béatitude), Matthieu Ricard affichait des résultats de –0.45, totalement en dehors de l’échelle. Ce sont les résultats les plus performants jamais enregistrés. Une première mondiale ! Les résultats remarquables de cette étude ont été publiés en 2004 par le National Academy of Sciences of the United States of America.

Étant spécialiste de la question du «bonheur authentique», il est le mieux placé pour nous faire prendre conscience que le bonheur dépend essentiellement de nous et non de notre environnement et pour nous montrer les moyens d’y parvenir :

« Nous n’hésitons pas à étudier pendant quinze ans, puis à nous former professionnellement parfois pendant plusieurs autres années, à faire de la gymnastique pour rester en bonne santé, à passer une grande part de notre temps à améliorer notre confort, nos richesses et notre statut social. A tout cela nous consacrons beaucoup d’efforts. Pourquoi en accordons-nous si peu à améliorer notre condition intérieure ? N’est-ce pas elle qui détermine la qualité de notre vie ? Quelle curieuse hésitation, crainte ou inertie nous empêche de regarder en nous-mêmes, d’essayer de comprendre la nature profonde de la joie et de la tristesse, du désir et de la haine ? La peur de l’inconnu l’emporte, et l’audace d’explorer le monde intérieur s’arrête à la frontière de notre esprit. […]

Si en revanche le bonheur est un état qui dépend de conditions intérieures, il incombe à chacun de reconnaître puis de réunir ces conditions. Le bonheur ne nous est pas donné, ni le malheur imposé. Nous sommes à chaque instant à une croisée de chemins et il nous appartient de choisir la direction à prendre. […]

La prise de conscience accrue des pensées instantanées, ce qui permet d’identifier immédiatement une pensée de colère lorsqu’elle surgit, puis de la déconstruire dans l’instant suivant, comme un dessin sur l’eau se défait à mesure qu’on l’ébauche. »

Ces citations sont extraites de son livre « [amazon_link id= »2841112446″ target= »_blank » ]Plaidoyer pour le bonheur[/amazon_link] », n’hésitez pas à le consulter pour aller plus loin dans cette démarche.

« Le Bonheur n’est pas quelque chose qui nous arrive mais une compétence que nous développons !»
Matthieu Ricard

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