Le conquérant de l’impossible : Mike Horn

Mike Horn est un remarquable exemple de ce que l’homme peut accomplir grâce à son mental et à sa persévérance. Sa volonté puissante de réussir lui permet de repousser sans cesse ses limites et d’utiliser le meilleur de ses capacités. Ses années d’expériences à travers la jungle et les déserts, sur les océans et banquises, les montagnes font de lui un des plus grands aventuriers actuels.

Pour en savoir plus sur toutes ces conquêtes et performances, vous pouvez jeter un œil sur son blog. Et voici en résumé ces derniers exploits :

  • 1991 : Expédition en parapente dans la Cordillère des Andes au Pérou
  • 1995 : Record du monde de descente de cascade en hydrospeed
  • 1997 : Descente de l’Amazone en hydrospeed sans assistance
  • 1999-2000 : Latitude Zéro, 40 000 km autour du monde en suivant l’Équateur sans aucun moyen de transport motorisé
  • 2002-2004 : Arktos, 20 000 km autour du monde en suivant le Cercle Arctique
  • 2006 : Expédition au Pôle Nord de nuit.
  • 2007 : Ascension de 2 sommets de 8 000 mètres dans l’Himalaya.
  • 2008 : Expédition Pangaea autour du monde qui doit durer quatre ans. Au cours de celle-ci, il désire partager ses connaissances avec la jeune génération, en leur montrant et leur apprenant la beauté de notre planète. Il souhaite faire prendre conscience aux jeunes que cette planète est la leur et qu’ils doivent la préserver pour les générations futures.

Qu’est-ce qui permet à Mike Horn de réaliser toutes ces prouesses ?

  • La puissance de son mental,
  • sa forme physique d’athlète professionnel,
  • sa passion pour le dépassement de soi,
  • Sa volonté d’être en compétition avec lui-même et avec la nature (et non contre les autres),
  • Le fait de ne se fixer aucune limite,
  • Son amour de la vie.

Et voici ce qu’en dit Mike Horn lui-même, lors d’une interview parue dans Les Échos du 10.12.10

Les Echos : Que sont l’aventure et le voyage pour vous ?
Mike Horn : Le voyage ne se limite évidemment pas à partir d’un point A pour atteindre un point B. L’exploration, la véritable, demeure celle de la nature humaine. Ce que je fais est possible car mon esprit est libre à 100 %. Peu de gens peuvent le dire. Mais la plupart des êtres humains utilisent très peu de leurs capacités. Simplement car ils ne pensent pas de manière positive. Il faut savoir changer de perspective. Ainsi, j’adore le mauvais temps, car il annonce le beau temps. En tout état de cause, je tente de ne jamais être bloqué par la négativité.

Les Echos : Quelles sont vos limites ?
Mike Horn : Classiquement, on pourrait croire qu’elles sont physiques. Mais non. L’esprit dompte le corps à 80 %. La plupart des explorateurs sont d’ailleurs forts mentalement. Et non pas physiquement. Ce qui fait la différence ? Il faut que l’envie de gagner soit supérieure à la peur de perdre.

Les Echos : Quels sacrifices avez-vous consentis à l’aventure ?
Mike Horn : J’ai renoncé aux besoins les plus évidents, à la famille, aux amis avec qui partager, sur le moment, mes expériences. Je le ferai en rentrant. Ils comprennent. Y compris mes enfants. Ma fille de 17 ans le dit elle-même : « Je n’ai pas besoin de voir mon père pour savoir qu’il m’aime. » Je suis un vrai père car je peux lui donner des émotions. Et finalement, je ne me suis jamais senti solitaire. Seul, sans doute. Mais pas solitaire.

Les Echos : Avez-vous peur ?
Mike Horn : Le jour où je cesserai d’avoir peur, je sais que je devrai m’arrêter. Seule la peur me protège de la mort. Et pour tout vous dire, je suis vite effrayé… Quand vous êtes au milieu de l’océan Arctique, la seule certitude, le seul élément solide auquel vous pouvez vous rattacher, c’est la connaissance, l’expérience et la volonté de gagner. Au fond, chacun d’entre nous est aventurier. Sans le savoir, bien souvent. Dans le même temps, l’être humain devient de plus en plus faible : tout vient aujourd’hui trop facilement, trop vite. C’est pour tout remettre en perspective que j’ai mis en place le programme des jeunes explorateurs dans l’expédition Pangaea.

Les Echos : Quel est le but de l’expédition Pangaea ?
Mike Horn : Je vois mon environnement, mon playground en train d’être détruit. Je souhaiterai réunifier ce qui est épars, en « réinventant » un globe d’avant la séparation des continents, en explorant sur plusieurs années des environnements typiques et très différents. Et pour réunifier cela, la véritable énergie réside dans la jeunesse. Je suis de la génération des consommateurs. Les jeunes, de celle des conservateurs. Je veux travailler avec ceux qui seront plus tard influents pour créer des ambassadeurs de l’environnement. Le programme « jeunes explorateurs » repose ainsi sur trois piliers : explorer, apprendre, agir. Ils sont au final douze à être sélectionnés à travers le monde. Après un entraînement intensif en Suisse, ils me rejoignent là où je me trouve dans l’expédition Pangaea -par exemple dans le désert de Gobi. Sur place, ils vont explorer non seulement la biodiversité et, en l’occurrence, la problématique de l’eau, mais aussi les communautés sociales qui y habitent. L’objectif est de produire des projets de développement durable à cinq et dix ans.

Pour en savoir plus sur Mike Horn, vous pouvez visionner son film « [amazon_link id= »B000EYK18S » target= »_blank » ]Le voyage intérieur[/amazon_link] » ou lire son livre « [amazon_link id= »2266161253″ target= »_blank » ]Conquérant de l’impossible[/amazon_link] ».

« Je préfère essayer et échouer plutôt que de ne pas essayer. » Mike Horn

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