La motivation : A la recherche du Vieil Homme (1)

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter une histoire, une autre forme d’évoquer la motivation.

A la recherche du Vieil Homme

Il était une fois dans un petit village de montagne, deux enfants,  Sophie  et Victor. Ils étaient frère et sœur et aimaient passer de longues heures à lire ensembles des récits d’aventure au milieu des champs ou sur un muret et à rêver de partir, eux aussi, sur les chemins de l’aventure. Ils étaient passionnés par toutes ces légendes qui se racontent entre les murs des vieux villages. Ils avaient entendu parler d’un Vieil Homme qui vivait seul, là-haut dans la montagne et qui savait toutes ces histoires et plus encore. Il connaissait aussi les plantes et les fleurs. On disait même qu’il parlait avec les animaux. C’est pourquoi Sophie et Victor rêvaient de le rencontrer.

Aussi, un après-midi, n’y tenant plus, ils partirent sur le chemin pour aller le voir. La montagne était belle et ils se réjouissaient de marcher, sur ce sentier, tous les deux, avec leur secret au fond du cœur. Mais la montagne était grande aussi et ils ne savaient pas vraiment où il habitait, et tandis qu’ils cheminaient en chantant, ils se retrouvèrent bientôt à la croisée de chemins sans savoir lequel prendre. Ils avaient envie de les suivre tous, car tous pouvaient conduire à ce Vieil Homme, alors ils tirèrent au sort et partirent sur « le sentier des crêtes ». Tandis qu’ils se demandaient : « Tu crois qu’on va bientôt arriver ? »,déjà  le soleil baissait dans le ciel, et la lumière dorée envoyait ses derniers rayons. A l’horizon, les deux enfants ne voyaient pas la moindre maison, et Sophie commença à penser à la nuit qui allait arriver : « Tu ne crois pas qu’on devrait rentrer à la maison ? ».

Victor avait très envie de rencontrer le Vieil Homme mais il aimait aussi beaucoup sa sœur et savait qu’elle avait peur de l’obscurité, aussi il lui proposa : « OK, on rentre ce soir, mais on revient demain ? » C’est ainsi qu’ils s’en retournèrent, un peu déçus pour aujourd’hui, mais plein d’espoirs pour le lendemain.

Au fil du chemin, la nuit se faisait de plus en plus sombre, et Sophie s’inquiétait des ombres autour d’eux, le moindre bruit la faisait sursauter. La main de son frère dans la sienne n’arrivait pas à la rassurer, de plus dans le noir elle trébuchait sur les pierres. L’aventure avait pris un autre aspect et elle avait hâte de se retrouver dans un univers moins hostile. Puis enfin ils aperçurent quelques lumières, les lumières de leur village.

Le lendemain, ils décidèrent de partir de bonne heure afin de pouvoir profiter de toute la journée et de pouvoir rentrer avant la nuit. C’était une chaude matinée d’été. Plein d’élan, ils reprirent le chemin qu’ils avaient emprunté la veille, mais à la croisée des chemins, ils en choisirent un autre. Ils couraient, chantaient et s’émerveillaient d’une fleur ici, d’un papillon là-bas, et de ce petit ruisseau descendant des glaciers. Comme la veille, ils n’avaient rencontré, au hasard de leur escapade, que quelques maisons abandonnées, mais pas la moindre trace de cet Ermite. Où pouvait-il donc se cacher ?

Les heures s’écoulaient et la chaleur devenait de plus en plus intense, de plus en plus lourde, et déjà des nuages menaçants s’amoncelaient dans le ciel. Sophie et Victor connaissaient bien la montagne, et ne voulaient pas être pris par l’orage, aussi une nouvelle fois, ils décidèrent de rebrousser chemin. Pour rentrer, ils hâtèrent le pas. Ils étaient encore à un bon kilomètre quand les premières grosses gouttes commencèrent à tomber. Puis vint le grondement du tonnerre qui se fit entendre, tandis que le ciel s’illuminait des premiers éclairs. Victor aimait bien regarder l’orage sur le pas de sa porte, mais là, au milieu de la montagne, il se sentait si petit… L’orage s’approchait vite. Le ciel devenait de plus en plus sombre. Tous deux ressentaient un serrement dans leur poitrine et Sophie se rappelait sa frayeur de la veille, ce qui ne faisait qu’accroître son angoisse. Heureusement ils n’étaient plus très loin maintenant. Puis ils arrivèrent enfin au village, complètement trempés et haletants, tant leurs émotions étaient à l’image du violent orage qui débutait. Enfin, ils rentrèrent vite retrouver la douce chaleur de leur maison.

Quelques jours passèrent, Victor était prêt à repartir, il y avait encore des chemins à explorer. En fait, ces imprévus n’avaient fait qu’augmenter son goût de l’aventure, tandis que Sophie n’avait pas envie de renouveler cette expérience, la nuit et l’orage restaient encore fortement présents dans sa mémoire. Victor aurait bien aimé emmener à nouveau sa sœur mais comme elle ne se décidait pas à vouloir l’accompagner, il lui dit qu’il irait tout seul.

C’est alors que… à suivre…

 

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