La motivation : A la recherche du Vieil Homme (2)

…suite de la métaphore :

C’est alors que Sophie pensa à son Grand-père qui habitait en haut du village, elle alla le trouver. Elle ne lui raconta pas leurs péripéties pour ne pas l’effrayer, mais elle lui parla de l’Ermite et lui demanda où il habitait car elle aimerait bien aller le voir. Son Grand-père qui enfant était toujours sur les chemins, retrouva dans les yeux de sa petite fille tout le plaisir qu’il avait eu à parcourir la montagne en tous sens, alors il prit une feuille de papier et commença à tracer quelques traits de crayon. Sophie était toujours en admiration devant la facilité qu’avait son grand-père à dessiner, à transformer une page blanche en un si beau tableau. Et là devant ses yeux, c’était merveilleux, elle retrouvait le paysage qu’elle avait vu quelques jours auparavant, et tout à coup apparut la petite maison de pierres qu’ils avaient cherchée. Bien cachée derrière quelques rochers, ils auraient pu explorer longtemps sans jamais la trouver. Et maintenant elle naissait sous les doigts experts de son Grand-Père. Quel délice pour elle. Quelques traits de couleur pour parfaire son œuvre et la rendre encore plus vivante, et maintenant Sophie avait dans ses mains la clé de son secret avec Victor. Alors, elle lui demanda : « Dis, Grand-Père, tu crois que demain il y aura de l’orage ? »

Le Grand-Père prit sa petite fille par la main et l’emmena regarder le soleil qui se couchait derrière les montagnes : « Regarde le ciel comme il est pur, ces couleurs rouges sur la montagne, et déjà on sent la fraîcheur de la nuit, je sais dans mon corps quand l’orage va venir, et je peux te dire que demain il fera beau, ce sera une très belle journée pour aller rencontrer cet ami. Vous avez un long chemin pour aller jusque là-bas et revenir avant la nuit, mais en partant tôt le matin, vous aurez le temps de passer un moment avec lui ».

Sophie courut retrouver son frère pour lui annoncer qu’elle l’accompagnerait demain, mais garda son dessin pour lui en faire la surprise le lendemain. C’est après une bonne nuit de sommeil qu’elle le lui offrit.

Ils se mirent en route avec une joie encore plus grande que les fois précédentes. Peut-être parce qu’ils avaient chacun au fond d’eux, la certitude que cette fois-ci, ils rencontreraient le Vieil Homme. C’était comme une musique qui rythmait leur pas et qui vibrait à l’intérieur, les accompagnant au long du chemin. Tout autour d’eux n’était qu’harmonie : la montagne fière et volontaire dans ses lignes, les fleurs enjouées par leur mille couleurs et le frôlement de l’air léger sur leur visage. Bientôt ils retrouvèrent devant eux le dessin crayonné par le Grand-père, et ils ne tardèrent pas à apercevoir la petite maison de pierres. Leurs joies étaient immenses et ils se mirent à courir comme des petits fous, en une danse effrénée et légère à la fois. Sophie avait même la sensation de ne plus toucher terre, c’était comme si, elle pouvait s’élever dans les airs, en état d’apesanteur. En arrivant devant la maison, ils virent tout de suite le Vieil Homme, assis sur une pierre qui les invita à approcher : « Je vous attendais les enfants, je savais que vous viendriez… »

Et c’est alors qu’ils discutèrent tous les trois, un très long moment comme s’ils se connaissaient depuis bien longtemps, depuis toujours. Ils échangèrent des histoires, des éclats de rire, toutes ces émotions qui font que la vie est si belle. Puis au moment du départ, les enfants promirent au Vieil Homme de revenir souvent le voir, écouter ses enseignements et ses histoires.

Maintenant Sophie et Victor connaissent le chemin et peuvent y retourner quand ils veulent.

 

 

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