Ecouter son intuition

Selon “Le Petit Robert”, le phénomène intuitif est une « forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement ». Ce qui laisse supposer que nous possédons un système de pensée faisant appel à d’autres processus que ceux de l’intelligence rationnelle. L’intuition, c’est cette voix intérieure qui nous pousse à agir d’une façon inhabituelle. Notre vie est ainsi ponctuée par ces moments magiques où une force nous guide vers quelque chose qui nous échappe rationnellement, quelque chose qui peut bouleverser notre quotidien.

Malheureusement notre intuition est bien souvent endormie par la foule des contraintes quotidiennes et étouffée par notre raison et la civilisation moderne si éloignée de la vie naturelle et authentique, l’attention et l’écoute de soi.

L’hémisphère droit du cerveau possède des capacités intuitives qui sont complémentaires de l’intelligence rationnelle du cerveau gauche. L’intuition résulte des synthèses d’informations qui s’effectuent de manière inconsciente dans le cerveau droit qui travaille de façon analogique et intuitive, tandis que le cerveau gauche travaille selon un mode logique et rationnel. Ces synthèses d’information intègrent l’ensemble des informations que nous enregistrons dans notre mémoire, y compris les perceptions que nous n’avons pas conscience de mémoriser mais qui sont malgré tout enregistrées par l’inconscient.

L’intuition est capable de prendre en compte une multitude d’éléments dont nous n’avons pas conscience. C’est pourquoi il est essentiel d’être à l’écoute de l’intuition et de suivre ses conseils.

Écouter son intuition, c’est essayer d’écouter ce que l’on ressent profondément. Lorsque nous devons faire un choix, nous devons essayer d’être attentif aux sentiments et aux sensations que suscitent les différents choix possibles. Écouter s’il nait en nous un sentiment de bien-être ou de malaise, de légèreté ou de lourdeur…

Être à l’écoute de l’intuition, c’est aussi être en contact avec notre inconscient, car c’est de là que proviennent les perceptions intuitives. Pour cela, il est important d’être en harmonie avec nous-mêmes et avec notre inconscient. Car si nous refusons notre inconscient, nous perdons son accès et il devient totalement inaccessible au conscient, afin que ce dernier ne puisse pas voir ce qu’il ne veut pas assumer. Aussi ce processus nécessite un minimum de calme intérieur…

Pour que l’intuition puisse se révéler, il est nécessaire que nous soyons attentifs, vigilants et complètement conscients. L’intuition est une qualité humaine qui est inscrite en chacun de nous et c’est en renouant avec nos sensations profondes que nous parviendrons à percevoir son message.

Quelques conseils pour développer son intuition :

  • Méditer régulièrement : La méditation permet de clarifier l’esprit et de créer un « espace intérieur de disponibilité ». Peu importe la méthode de méditation choisie, l’important est de pratiquer régulièrement.
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  • Écouter ses sensations physiologiques : Porter son attention sur toutes les réactions de son corps et essayer de déterminer leur signification.
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  • Se retrouver avec soi-même : Réserver au cours de la journée des moments de solitude, pour se retrouver face à face avec soi-même et faire le point.
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  • Tester ses facultés : Effectuer de petites expériences en essayant, par exemple, de deviner qui appelle au téléphone. Ou si certaines intuitions apparaissent, les vérifier dans la mesure du possible : vous pensez qu’un proche ne va pas bien, demandez-lui de ses nouvelles.
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  • Tenir un journal de bord : Chaque jour, reporter dans un carnet toutes ses intuitions spontanées (qu’elles se révèlent justes ou non), ainsi que les sensations physiques accompagnées pour mieux en comprendre le  fonctionnement et faire la différence entre informations inconscientes et projections de ses attentes.

Écouter son intuition suppose donc de se rendre disponible en créant un « vide intérieur », en lâchant prise. Mais cela implique également de se retrouver confronté à soi-même, un risque qu’il est parfois difficile à prendre… mais qui en vaut vraiment la peine, car c’est être à l’écoute de ce qui nous anime au plus profond de nous-mêmes, revenir à la source et se laisser guider par le flux de la vie sans chercher à remonter à contre-courant.

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Faire « comme si »

« Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait » Marcel Pagnol

Multiplier ses choix, ses possibilités, aller au-delà des limites que nous nous fixons nous-mêmes, voilà des situations que nous rencontrons fréquemment. Il existe un moyen créatif et récréatif pour y parvenir, c’est le jeu du « comme si ». Faire « comme si ». Bien sûr, il ne s’agit pas de se mentir à soi-même ou aux autres, mais simplement de jouer avec notre imagination pour trouver de nouvelles solutions, tester de nouveaux comportements afin de sortir d’une situation qui semblait bloquée. C’est une façon de retrouver l’enfant en nous qui laisse libre cours à ses inventions, ses rêves, son envie de s’amuser.

Faire « comme si », c’est faire toute sorte de suppositions et voir ce qu’il en advient :

  1. Se mettre dans la peau de telle ou telle personne qui dispose de capacités que l’on souhaiterait posséder : « Si j’étais à la place de… (un savant, un expert, un personnage célèbre, quelqu’un que l’on apprécie ou que l’on admire, etc.), qu’est-ce que je ferais, qu’est-ce que je dirais, quelles positions j’adopterais, quel serait mon état d’esprit, ma façon d’envisager la situation, etc. »
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  2. Jouer avec le temps et s’imaginer plus vieux de quelques années et en regardant en arrière, voir le chemin parcouru et observer comment nous avons réussi à passer tel cap, quelles sont les étapes que nous avons franchies ?
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  3. Ou bien encore imaginer : « Qu’il ne nous reste que  cinq minutes pour faire telle chose, qu’est-ce qu’il se passe ? »
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  4. « Que l’on a plus que quelques jours à vivre, que fait-on ? » ou au contraire (selon ce qui est le plus efficace pour nous) : « Que l’on a tout le temps que l’on veut ? »
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  5. Et pourquoi pas également : « Si j’étais un oiseau, un arbre ou une vague de l’océan, si je gagnais au loto, si je faisais le tour du monde, etc. »

Plus ce processus sera fait de manière ludique, plus il aura de chance d’obtenir des résultats intéressants car le mental cessera alors de fonctionner et de mettre son véto sur nos possibilités, d’où l’importance de vraiment jouer le jeu, et d’entrer pleinement dans le cadre imaginaire que l’on est en train de créer, entrer dans le rôle du personnage, comme dans un film ou une pièce de théâtre, un tableau, un rêve éveillé. Vous pouvez aussi imaginer avoir une baguette magique, inventer une métaphore, écrire des poèmes, écouter le chant des sirènes, l’imagination n’a pas de limite, laissez-vous emporter dedans et jouez, testez, ressentez et apprenez de cette expérience nouvelle.

Lorsque le contexte imaginé se présentera dans la réalité, vous pourrez alors reproduire ce que vous avez vécu dans votre film, votre rêve, votre imaginaire quand vous faisiez « comme si ». Et même si le résultat n’est pas du premier coup ce que vous attendiez, rappelez vous que lorsque vous avez appris à faire du vélo, vous n’avez pas réussi à partir sur les routes au premier coup de pédales ! Comme tout apprentissage, c’est en faisant et refaisant que l’on acquiert une nouvelle compétence.

Rappelons-nous également que notre façon de nous tenir et de bouger modifie notre façon de penser et de nous exprimer. Des études scientifiques le prouvent. Ainsi des chercheurs de la Columbia University and Harvard University ont fait l’hypothèse que l’adoption physique d’une posture de pouvoir pouvait générer un ressenti de pouvoir et de puissance et même stimuler les hormones liées au pouvoir. L’étude de Dana R. Carney démontre cette hypothèse : adopter physiquement une posture de pouvoir a des conséquences neuro-endocriniennes, notamment sur la sécrétion de testostérone. Les sujets qui adoptaient fortement des postures de pouvoir ont montré une élévation des taux de testostérone, une baisse des taux de cortisol, et une augmentation du ressenti de pouvoir et d’acceptation du risque. Ceux qui adoptaient faiblement des postures de pouvoir ont montré des résultats inverses.

Jouons à faire « comme si » pour accroître notre efficacité et nos performances dans les domaines qui nous intéressent, sachant que cela s’applique à l’acquisition ou au développement d’une nouvelle capacité, mais qu’en aucun cas cela consiste à tricher avec soi-même ou les autres. Notre authenticité personnelle reste intacte, il s’agit de faire « comme si »et non pas d’être « comme si », ce qui est bien différent.

« L’imagination est plus importante que le savoir ». Albert Einstein

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Pensées positives

Voici quelques pensées positives, peut-être certaines vous parleront vraiment et pourront vous accompagner pour augmenter votre motivation, votre potentiel à réussir. Elles peuvent aussi vous servir de base de réflexion, voire de méditation ou être simplement là, comme le reflet de votre voix intérieure qui vous guide comme une ou un ami :

« Quoi que vous réserve le présent, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi. Allez toujours dans le même sens que lui, et non à contresens. Faites-vous–en un ami et un allié, et non un ennemi. Cela transformera miraculeusement toute votre vie. »

« J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ! » Voltaire

« Brulez les ponts derrière vous et voyez comme vous travaillez bien quand vous ne pouvez pas reculer. » Napoléon Bonaparte

« L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès. » Truman Capote

« L’heure la plus noire de la nuit précède le lever du soleil. »

« Il n’y a qu’une façon d’échouer : c’est d’abandonner avant d’avoir réussi ! » Olivier Lockert

« Vous devenez sérieux, vous vous coincez. L’humour est la manière la plus rapide de renverser ce processus. Dès que vous pouvez rire de quelque chose, vous pouvez le changer » Richard Bandler

« Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » Johann Wolfgang von Goethe

« N’oubliez jamais qu’il faut du temps à la graine pour germer et pointer le bout de son nez hors de terre et ce n’est pas parce que vous ne voyez rien qu’il ne se passe rien. »

« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. » Albert Einstein

« Pour accomplir de grandes choses dans la vie, nous devons non seulement agir, mais aussi rêver ; non seulement dresser des plans, mais aussi croire. » Anatole France

« Mettez tout votre coeur, votre esprit, votre intellect et votre âme dans le moindre de vos gestes. Tel est le secret de la réussite ! » Swami Sivanada

« Ne soyez pas effrayé de cheminer lentement, soyez plutôt effrayé de ne pas avancer. » Proverbe chinois

« Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rêver, l’intelligence d’en faire un projet réaliste, et la volonté de voir ce projet mené à bien. » Sidney A. Friedman

« Il n’y a qu’une route vers le bonheur c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté. » Epictète.

« Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours servis par le hasard. » Honoré de Balzac

« Le manque et les limitations peuvent seulement exister lorsqu’on fait de la place pour eux dans notre esprit. » Bob Proctor

« Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. »
Rabi ndranàth Tagore

« A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par-dessus ? »
Boris Vian

« Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles. » James Dean

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Jeux de mots sur la motivation

Pour continuer sur le thème de la motivation, je voudrais vous proposer cette fois-ci un texte écrit par un ami, alors que nous travaillions ensemble sur la motivation, un texte qui appelle à l’interrogation, la réflexion, au jeu, afin d’en savoir plus sur ce qui nous motive réellement, sur ce qui nous pousse à bouger, à passer à l’action, et donc à avancer dans une direction. Il s’agit d’un texte volontairement différent de ce que vous avez l’habitude de lire sur ce blog afin de susciter vos réactions.

Motivation, le mot lui-même annonce son sens, le mot lui-même est tout un programme.

Si on l’ouvre un peu, comme les valves d’un coquillage vivant ou si on le fait bouger, comme on soulèverait une pierre dans l’espoir de découvrir une vie secrète et cachée dessous, fascinés par l’invisible, il montre d’abord :

« mot..ivation ».

Une petite modification et apparaît :

« mot..iva..ation ».

Encore un léger changement et voici poindre :

« mot..y..va..action »

et nous voilà aiguillés dans une direction bien particulière : motivation, un mot qui nous invite sans ambages à passer à l’action. La pierre roule et les valves s’agitent.

En premier sur la liste des mots qui nous poussent vers l’action se trouve : « Pouvoir ». Étonnante rencontre entre un verbe, la catégorie reine pour parler de mouvement dans notre langue maternelle et un nom, plutôt étiquette immobile et jugement ; tous les deux sont présents dans exactement la même coquille de lettres. Si nous détenons le pouvoir, nous pouvons réaliser… tout ce dont nous sommes capables, toutes nos possibilités. Mais le pouvoir sur quoi ou sur qui et que voulons-nous vraiment faire ?

Ici arrive la deuxième famille, la famille volonté « Vouloir » ; je veux ou je voudrais et l’ambiance change ; elle passe de l’assurance du puissant aux hésitations du désir, à l’attente pleine d’espoir ou aux résolutions maintes fois reprises et remises.

Et maintenant, le troisième larron peut entrer en scène ou plutôt donner la réplique aux deux autres et brouiller en même temps un peu plus les pistes : le « Devoir » arrive, l’acteur central de la tragédie grecque antique toujours d’actualité. Comme dans le cas de pouvoir, le personnage principal de notre histoire, devoir est un verbe et un nom à la fois et, de ce fait, possède l’ambiguïté, présente le paradoxe d’exprimer simultanément et dans le même souffle le geste vif et la fixité morbide. Le devoir qui m’appelle le fait sur un ton d’adjudant chef et dois-je lui répondre avec empressement ? Rien n’est plus agaçant, rien n’est moins sûr !

La pierre soulevée n’a pas fini de nous révéler ses secrets. Motivation nous a emmené directement dans l’action, le moteur à trois temps : je peux, je veux, je dois et certainement, le premier temps est nettement plus explosif que les deux autres. Mais si je me lance dans l’action, j’ai d’abord besoin de savoir pourquoi, pour quoi, pour quoi faire ? Quel est mon motif ? Pour quel motif suis-je motivé ?

Le nouveau secret est lâché et la magie des mots ouvre une autre piste à notre sagacité. Il suffit d’ajouter un petit préfixe de rien du tout, juste une lettre, un e avé l’accent du midi et apparaît émotif. De motif à émotif, un seul pas, une seule lettre et nous comprenons facilement que cet empressement pour bouger, pour agir, prend probablement sa source dans le royaume des émotions. Motivés, nous entrons dans une émotion bien particulière en même temps que cette émotion nous pousse à sortir de notre coquille et à recommencer à changer le monde ; petit à petit, sûrement, mais dès maintenant et sans attendre !

Ainsi un simple mot nous a déjà présenté deux facettes complètement différentes. Le côté « action », dynamisme, en trois moments, je peux, je veux, je dois et toute la litanie de leurs permutations et conjugaisons enchaînées : je devais… je pourrai… je voudrais…! Ou encore, si je peux…, je dois…, mais est-ce que je veux…? Cette déclinaison au fil des mots est là pour vous inviter à pénétrer dans leur résonance interne et à tester vous-mêmes quelle impression chacun produit sur vous. Insérez les projets ou problèmes que vous voulez à la place des points de suspension et apprécier la ré-action…!

Il y a de bonnes chances pour que cela crée en vous une émotion et vous voilà émotif, deuxième facette de notre promenade « sémantique », à travers le paysage des lettres, formes, sons, surprises nées de la simple rencontre d’un mot, motivation. Émotif, nous en étions arrivés là, c’est ce corps, le notre, que nous commençons à sentir ému, peut-être le début de puissantes émotions. L’histoire ne dit pas encore quelles actions et quelles émotions sont engendrées par notre motivation, mais la combinaison des deux registres, le mariage des émotions et des actions, propose une première piste réellement intéressante : agir et ressentir, s’émouvoir et se mouvoir.

D’abord l’action ou l’émotion en premier ? Mystère. Faire quelque chose qui nous remue à l’intérieur, nous touche ou nous trouve ou bien éprouver une envie, une peur ou même une panique qui nous fait démarrer au quart de tour ? [...]

Et pour vous que signifie le mot « motivation », comment vous mettez-vous en mouvement, qu’est-ce qui vous anime fondamentalement ? Tous vos commentaires et vos façons de procéder sont toujours les bienvenus et intéressants à partager avec tous. C’est aussi en échangeant que l’on apprend.

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Les dix points de ma motivation

Nous ne sommes pas encore en hiver mais pourtant je voudrais aujourd’hui partager avec vous l’expérience que j’ai vécue en 2010, lors de la 32ème Transjurassienne, cette course mythique de ski de fond de Lamoura à Mouthe. Peut-être cela donnera à certain l’envie de participer à la prochaine Transjurassienne qui aura lieu le 12 février 2012 (il n’est jamais trop tôt pour s’entraîner), mais surtout c’est une expérience qui peut être reproduite dans n’importe quel autre contexte.

La Transjurassienne est un grand événement de masse du ski nordique: 3 500 concurrents se mesurent chaque année sur les 76 km d’un parcours traversant les départements du Jura et du Doubs, avec une petite incursion en Suisse, dans la Vallée de Joux. Cette épreuve est inscrite au calendrier de la Worldloppet, challenge mondial des épreuves de longue distance.

J’ai longtemps eu le désir de participer à cette course qui se déroulait chaque année devant mes yeux, mais sans jamais vraiment prendre la décision de réaliser ce challenge. Puis en 2010, je me décide enfin, l’hiver est propice à l’entraînement et le dimanche 14 février, je suis au départ à Lamoura. 350 km d’entraînement en skating, c’est bien peu pour affronter cette journée de 76 km, mais pourtant j’ai la ferme intention de franchir la ligne d’arrivée à Mouthe.

Je suis très émue de me retrouver dans l’ère de départ au milieu de tous ces concurrents qui vont s’élancer. Premier coup de canon et la 1ère ligne s’envole, j’en ai presque les larmes aux yeux, tandis que j’attends le 3ème coup de canon pour m’élancer à mon tour. Et me voilà partie pour 7 h 45 sur mes skis…!

Mais qu’est-ce qui permet d’aller jusqu’au bout des 76 km ?

Ou les 10 points de ma motivation !

  1. La joie de faire partie de ces milliers de concurrents et de partager avec eux cette grande aventure.
  2. Le plaisir de skier, bien évidemment, mais aussi le plaisir de skier du mieux possible pour gérer son effort, avec une économie de mouvement, en détendant les muscles tout au long du parcours, en choisissant les endroits les plus glissants, en alternant les mouvements.
  3. La présence des amis qui sont là au départ et à l’arrivée, sur le trajet et tous ceux qui me font confiance pour atteindre mon objectif.
  4. L’ambiance chaleureuse qui nous accompagne tout au long du parcours. Les spectateurs qui font retentir leurs cloches et clochettes, leurs encouragements en interpellant les skieurs par leur prénom (après avoir regardé les noms sur la liste). Et jusqu’à la fin, certains auront la patience d’encourager encore les derniers. Et aussi, cette petite voix intérieure qui se fait l’écho du public pour maintenir la motivation malgré la fatigue ou la lassitude à certains moments.
  5. La visualisation faite avant la course en guise de préparation mentale, lors de laquelle je me voyais skier avec facilité et plaisir.
  6. Le découpage du parcours en étapes. Penser d’emblée à l’arrivée et à tous ces kilomètres à venir pourrait être démoralisant, alors que le fait de se fixer des étapes intermédiaires -chaque village- permet d’envisager la course avec un tout autre regard. Et à chaque étape, je me réjouis du chemin parcouru.
  7. La beauté du paysage qui nous environne prend toute son ampleur sous les rayons de soleil. Même si ceux-ci sont de courte durée, ils enchantent les yeux si merveilleusement, devant les sapins chargés de neige fraîche. Je traverse à la fois ces lieux familiers où que je n’ai pas forcément l’habitude de skier et ainsi je les perçois avec un regard différent, puis ces endroits où chaque mètre parcouru est connu par cœur et où je sais précisément à quoi m’attendre et enfin ces coins que je découvre pour la 1ère fois avec curiosité et plaisir.
  8. Le goût de l’effort, de se dépasser, d’aller toujours de l’avant qui m’accompagne régulièrement en montagne ou encore dans mes autres projets.
  9. Le souvenir d’avoir déjà vécu des moments de doutes similaires en randonnée. Je me rappelle tout particulièrement cette randonnée à VTT « Le Jura du Haut en Bas » où à peine à la moitié, je sentais déjà la fatigue et me demandais comment j’allais pouvoir poursuivre. Et une fois cette phase critique dépassée, tout a changé alors magiquement avec la certitude ancrée en moi de parvenir au but. Le phénomène se reproduit à Bois d’Amont, la fatigue me prend tout en sachant que je n’en suis pas encore à mi-parcours, et puis la même magie s’accomplit une fois arrivée à Bellefontaine : tout va mieux, j’ai passé le cap fatidique et je sais que j’irai jusqu’à Mouthe. Ceci prouve bien qu’il ne faut jamais se décourager, il y a les hauts et les bas, puis à nouveau un regain d’énergie se manifeste. Il suffit juste de laisser passer ce moment en se faisant confiance, nous avons en nous, des ressources insoupçonnées. Cela me rappelle aussi ces 3000 m de descente après l’ascension du Mont Rose où nous ne pouvions plus avancer et pourtant nous mettions encore un pas devant l’autre…
  10. Le fait de savourer à l’avance l’instant où l’on va franchir la ligne d’arrivée et pouvoir se dire « Je l’ai faite !!! » avec une merveilleuse sensation de bonheur.

Voici donc une très belle expérience qui reste ancrée en moi et qui le restera probablement encore bien longtemps, une expérience que je pourrais réutiliser dans les moments de doute ou de difficultés comme métaphore de réussite.

Alors peut-être serais-je au rendez vous de 2012, avis aux amateurs…

Partagez vous aussi vos expériences de réussite, elles seront utiles à tous, je vous attends sur ce site.

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Le dialogue intérieur

Tout comme nos images intérieures sont importantes, c’est ce que nous avons abordé dans la représentation mentale, notre voix intérieure a aussi a une grande importance pour la concrétisation de nos objectifs.

Notre petite voix intérieure nous accompagne tout au long des journées, tour à tour ruminante, encourageante, critique, pessimiste ou optimiste, angoissée ou joyeuse… Aussi il est important de rester vigilant face à ce qu’elle nous raconte. Comme nous l’avons mentionné plusieurs fois, des pensées ou des paroles négatives se traduisent souvent en résultats négatifs et des pensées ou des paroles positives en résultats positifs. Aussi mieux vaut écouter des paroles amicales, motivantes et encourageantes, plutôt que des paroles qui vont détruire chacun de nos efforts.

Un moyen pour prêter attention à ces paroles est de les noter par écrit, cela permettra ensuite de les modifier si vous constatez qu’elles sont néfastes pour vous. Si certaines paraissent clairement négatives comme « Ça ne marchera pas ! », « Je suis nul ! », certaines prennent des contours détournés et c’est seulement en les notant que vous vous rendrez compte de leur influence négative sur vous. Ainsi une phrase comme : « Si seulement je pouvais faire mieux » exprime une forme de fatalisme et d’incapacité à changer. Ainsi en notant noir sur blanc, vous pourrez les observer avec plus de précision et découvrir leur influence sur vos émotions et de vos actes.

A la lecture, de ces mots, si vous estimez qu’ils sont plus positifs que négatifs, alors, vous pouvez vous encouragez à poursuivre de cette manière. Par contre, s’il s’agit du contraire, l’étape suivante consiste à prendre du recul et analyser  froidement la situation.  Observez et déterminez dans quelle mesure, ceci est effectivement réel ou le fruit de votre imagination ou manque de confiance en vous :

  • Quand vous formulez des pensées négatives, fournissez des preuves ou exemples concrets sur lesquelles ces pensées se fondent et repérer aussi tous les contre exemples qui témoignent par exemple de ce que vous avez effectivement réussi.
  • Si vous étiez à la place d’un ami, que lui conseilleriez-vous ?
  • Vous pouvez aussi vous poser la question suivante : « Est-ce que ces pensées négatives m’aident à me sentir mieux et à affronter mes difficultés ? »
  • Au lieu de dire « Je ne vais pas y arriver », d’autres formulations seront beaucoup plus enrichissantes, ainsi :
    1. Que faudrait-il que je fasse pour y arriver ?
    2. Qu’est-ce que je dois apprendre ou mettre en place pour réussir dans cette entreprise ?
    3. Que ferait à ma place une personne qui aurait confiance en elle ?
    4. Qu’est-ce que j’ai déjà réalisé de semblable ou de proche dans de telles circonstances ?
    5. Qu’est-ce que cette démarche peut m’apporter et m’apprendre ?

On peut aussi observer sur quel ton (rythme, volume, tonalité) nous parle cette voix : une voix monocorde, sans entrain, déprimée ou bien alors enjouée, dynamique et motivante ? Ce dialogue intérieur qui nous accompagne jour après jour sera beaucoup plus utile et enrichissant, s’il se manifeste sous la forme d’une voix amie, encourageante, aimante, attentive, et dynamique.

D’autre part, rien n’est plus fugace et immatérielle qu’une pensée, elle n’a de valeur que celle que nous lui accordons. Alors laissons passer les pensées négatives comme des nuages qui passent dans le ciel, emporté par le vent. Et donnons plus d’existence aux pensées qui peuvent nous aider à réaliser ce que nous souhaitons.

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La représentation mentale

Après les quelques expériences de la semaine dernière, vous avez pu jouer avec vos images mentales et nous allons poursuivre dans cette direction encore cette semaine en abordant maintenant la représentation mentale ou visualisation qu’utilisent par exemple les sportifs de haut niveau pour compléter leur entraînement sportif. Et si cette méthode est utilisée pour atteindre ses objectifs en matière de sport, elle peut tout aussi bien être utilisée au quotidien pour atteindre nos buts personnels ou professionnels.

La représentation mentale aide également à :

  • Rester motivé en conservant l’intensité propulsive face à un événement à venir.
  • Améliorer les compétences : en s’imaginant exécuter un mouvement ou une action, on donne à notre corps les informations et les étapes successives pour la bonne réalisation.
  • Se familiariser avec l’inconnu pour diminuer l’anxiété face à une situation inhabituelle.
  • Se relaxer dans les moments de fatigue ou de difficultés en évoquant une situation de calme et de bien-être.

La visualisation est cette capacité mentale que nous avons, de nous représenter un objet, un son, une situation, une émotion ou une sensation. Selon son intensité, cette représentation peut déclencher plus ou moins les mêmes effets physiologiques que le ferait la réalité. Plus la représentation mentale est réaliste et détaillée, meilleur sera le résultat. Aussi il est important de faire par participer chacun de ses sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût.

Pour avoir un aperçu de l’influence de l’imagination sur votre corps, amusez vous à ce petit test : Imaginez que vous coupez un citron bien vert en quartiers, vous humez un de ceux-ci, puis vous mordez à pleines dents dans ce quartier, et vous ressentez alors dans toute votre bouche l’acidité du citron. Que se passe-t-il alors dans votre corps ?

Ou bien vous pouvez encore vous rappeler lorsque vous étiez à l’école et que malencontreusement, l’instituteur faisait grincer la craie ou son ongle sur le tableau noir. A nouveau que se passe-t-il en vous ? Et pourtant rien n’a été réel dans ces deux expériences, c’est uniquement votre mental qui a créé ses sensations en vous.

Depuis des dizaines d’années, la représentation mentale a permis efficacement à d’innombrables athlètes de toutes disciplines de surmonter leurs peurs, d’acquérir la précision du geste, de se détendre et de gagner. Lorsque l’esprit d’un athlète est habitué en permanence à se voir en train de pratiquer une activité donnée d’une certaine manière et dans un environnement donné, il devient plus facile pour lui d’exécuter ensuite dans réalité, l’image répétée dans son esprit. En d’autres termes, lorsque l’athlète s’imagine constamment en train de réussir, le résultat typique est qu’il réussit réellement.

Quel va être le processus de cette visualisation ?

Prenons le cas d’un skieur de fond lors de la préparation d’une course. Dans un premier temps, il est préférable qu’il aille repérer le terrain et effectuer le parcours à l’avance pour se familiariser avec le décor, la configuration du terrain, les montées et descentes, les virages à bien maîtriser. Puis lors de son entraînement mental, il revoit alors tous ces détails engrangés et il se visualise en les négociant au mieux, en utilisant la meilleure trajectoire pour ce virage un peu difficile. A cela, il ajoute les éléments extérieurs qui viendront se juxtaposer le jour dit, comme les autres concurrents, les encouragements des spectateurs à certains endroits, en y adjoignant aussi le son des skis sur la neige, la température extérieure, la sensation de glisse et l’échauffement des muscles lors des grandes montées, etc. Le skieur sera prévoyant en incluant aussi les difficultés qui pourront éventuellement se présenter et en planifiant à l’avance comment les résoudre.

Pour tout autre désir ou but que vous vous fixez, que ce soit la réussite à un examen, un entretien d’embauche, une opération chirurgicale, une réunion amicale, vous pouvez visualiser la scène en intégrant un maximum de détails dans toute la gamme sensorielle. Répété de manière intensive, cet exercice prédispose l’organisme à se conformer au scénario prévu le moment venu.

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Transformer une expérience

On parle de pensée positive… on a vu aussi tous ces portraits de gens qui réussissent…  Notre mental est là, qui nous aide ou qui nous pourrit la vie, selon notre humeur du jour ou selon notre façon de l’utiliser.

Combien de fois repensons-nous à quelque chose de désagréable qui s’est déroulé dans le passé. Soudainement nous sommes replongés dans cette ambiance sans parvenir à nous en défaire. C’est un peu comme si parfois notre cerveau prenait le contrôle de notre vie et comme le décrit Richard Bandler avec humour c’est comme si ce cerveau nous disait : « Recommençons ! Il nous reste une heure avant le déjeuner, profitons-en pour penser à quelque chose de vraiment déprimant. Nous arriverons peut-être à nous mettre en colère avec trois ans de retard. » Ou encore face à la déception, avons-nous déjà envisagé ce que doit imaginer notre mental pour parvenir à être déçu : « Certains vont au cinéma, puis disent : « Ce n’était pas aussi bien que je le pensais. » Mais alors pourquoi sont-ils allés au cinéma puisqu’ils avaient un si bon film dans leur tête ? »

Bien souvent nous sommes en pilotage automatique, nous nous laissons mener par notre mental, qui est très prolifique et toujours en activité. Alors des pauses de temps à autre s’imposent afin de reprendre le contrôle sur notre vie et permettre d’observer la réalité extérieure et notre réalité intérieure. Cette observation demande objectivité, absence de jugement et une certaine dose d’humour afin de ne pas se prendre trop au sérieux. Rien de ce que nous pensons n’a d’existence réelle, toute pensée est fugitive et impermanente.

Afin que vous puissiez vérifier par vous-même l’influence que vous pouvez avoir sur vos pensées, je vous propose quelques petites expériences :

Installez-vous confortablement, prenez une grande respiration et remémorez-vous une expérience très agréable que vous avez vécue. Vous pouvez, si cela vous aide, fermer les yeux afin de retourner plus profondément dans ce contexte. Visualisez la scène du mieux que vous pouvez, en voyant ce que vous voyiez alors, en entendant ce que vous entendiez et en ressentant ce que vous ressentiez.

Puis tout en voyant cette scène, rendez-la, dans un premier temps, plus lumineuse et observez comment votre ressenti intérieur se modifie. Et dans un deuxième temps, vous allez à l’inverse l’assombrir jusqu’à ce qu’elle devienne presque imperceptible et notez ce qui se passe en vous.

Pour terminer, faites la revenir à son intensité initiale.

En règle générale (sauf exception particulière), quand on accentue la lumière, cela a pour effet d’augmenter l’intensité des émotions alors que lorsqu’on baisse la luminosité, les émotions s’affaiblissent.

De la même façon, en reprenant ce même souvenir ou en en choisissant un autre, quand vous avez à nouveau bien pénétré dans l’expérience agréable, vous allez cette fois-ci, non plus modifier la lumière mais intervenir sur la taille de cette image. Vous allez agrandir l’image jusqu’à ce qu’elle remplisse tout votre champ de vision, toute votre tête et observez ce que cela change en vous. Ensuite vous diminuerez cette vision de plus en plus en vérifiant toujours quelles modifications se présentent à l’intérieur de vous. Et ensuite ramenez l’image à sa taille initiale.

Là encore, le fait d’agrandir une scène a tendance à intensifier les sentiments éprouvés, tandis que la diminution de la taille va les amoindrir. Toutefois, si vous constatez des effets différents pour vous, cela n’a pas d’importance, le seul intérêt étant de découvrir ce qui fonctionne le mieux pour vous afin de pouvoir agir sur une expérience qui ne vous convient pas ou encore intensifier une expérience que vous souhaiteriez puissante.

Avec l’objectif de vérifier ces premières constatations, vous pouvez refaire ces deux pratiques en prenant cette fois-ci, un évènement légèrement déplaisant et en jouant tour à tour, avec la luminosité et la taille. Voyez ce qui a le plus d’influence pour diminuer le ressenti de ce souvenir. Il est important pour commencer de choisir un événement qui ne soit pas trop chargé émotionnellement afin d’apprendre à manipuler vos images intérieures. Par la suite, quand vous aurez l’habitude de procéder ainsi, vous pourrez procéder avec des évènements plus perturbants.

Il est intéressant de constater que dans le langage courant nous employons fréquemment ces métaphores, parlant de lumière ou de taille :

  • Je vois tout en noir ;
  • Je vois la vie en rose ;
  • Je fais une montagne de tout cela ;
  • Je suis dans le brouillard, je ne sais pas où je vais ;
  • J’envisage de brillantes perspectives ;
  • etc.

Bonnes expériences !

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Le magicien

Pour clore cette série de témoignages et de portraits concernant ces personnes qui réussissent, je voudrais vous présenter aujourd’hui, quelqu’un qui a su saupoudrer sa vie de magie en passant d’ingénieur en électronique à magicien professionnel.

Céline, journaliste pigiste en presse écrite, nous parle de Roland Barthélemy, qui à l’âge de 30 ans a décidé de tenter le tout pour le tout et de transformer sa vie professionnelle. Alors si vous aussi, vous avez envie de vous reconvertir et hésitez à franchir le pas, lisez cette expérience.

Roland Barthélemy est magicien professionnel depuis un an. Intermittent du spectacle, il a réussi à transformer son aire de jeu en métier, à une époque où les prises de risques demandent un certain courage. En franchissant le pas, il a réalisé le rêve de beaucoup : foncer, tenter le coup et voir ce qu’il advient. Il y a encore un an, Roland était ingénieur en électronique et informatique. Il travaillait pour une entreprise de prestations de services, gagnait bien sa vie, avait une situation confortable… Mais à l’aube de ses trente ans, il s’est dit que c’était le moment. Le moment du changement de cap, le moment du grand saut. Avant de se décider, il a demandé conseil à ses proches, histoire peut-être de se rassurer et d’obtenir inconsciemment leur consentement. Et puis, il a démissionné de son travail, rangé les cartes à puces au fond d’un tiroir et glissé dans son attaché-case d’autres cartes, remplies de carreaux, de trèfles et de cœurs.

Nous nous donnons rendez-vous dans le quartier parisien de Saint-Michel, pour une séance photo ensoleillée. Roland débarque, avec ses pas de géant, les bras chargés de sacs. Le soir-même, il a une prestation. Cocktail d’entreprise. Costume de rigueur. Finalement, il n’a jamais autant porté le smoking que depuis qu’il est intermittent du spectacle ! Aujourd’hui, Roland gagne sa vie en exerçant sa discipline au cours d’événements d’entreprises donc mais aussi pour les particuliers, dans les restaurants et pour l’Agence 5e Acte au musée Grévin. En une année, il a réussi à construire un joli réseau. La clé de la réussite ? Le bagout, accessoire indispensable de tout magicien. Et le talent, évidemment ! Car Roland a beau être un sacré parleur, il est avant tout un excellent magicien, bosseur et obstiné. « Quand j’ai décidé de devenir professionnel, je me suis dit qu’il fallait que je prenne des cours de magie, m’explique Roland. Seul, on peut arriver à un certain niveau, mais il faut vite un regard extérieur pour nous guider, pour affiner les techniques et améliorer les gestes ».

A peine sa phrase terminée, il sort sa carte bleue de son portefeuille pour la tendre au serveur du bar où nous déjeunons. Il la fait disparaitre entre ses mains, puis réapparaître quelques secondes plus tard. Savoureuse récompense, il obtient un joli rire teinté d’admiration en guise de remerciement. Le close-up est sa spécialité. Cette magie de proximité, faite à quelques centimètres des yeux du spectateur est certainement l’une des plus impressionnantes. Les moindres accrocs et maladresses sont perceptibles. Mais quand l’effet est réussi, le retour est immédiat. « Il faut bien l’avouer, il y a une certaine forme d’orgueil dans ma démarche, m’avoue Roland. Je ne m’en cache pas : j’aime quand on me dit que je suis bon ! Mon plaisir est de voir les gens impressionnés, surpris par mes tours… Et le plus exaltant dans ma pratique, c’est lorsque j’arrive à ne plus du tout penser à la technique. A ce moment-là, je fais vraiment de la magie ». […]

Roland a joué sur plusieurs scènes parisiennes, dont celle de l’Européen et des Trois Baudets. Aujourd’hui, il travaille sur son propre spectacle « Des choses étranges ». Touche après touche, le projet avance. Entre deux prestations, Roland le travaille et le peaufine amoureusement. La grande première, elle, aura lieu en 2012.

Si vous aussi, vous vous reconnaissez parmi ces gens qui réussissent, n’hésitez pas à laisser un commentaire et nous faire part de votre expérience.

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Quête du bonheur avec Matthieu Ricard

Dans tous ces articles, nous parlons de réussite. Mais que se cache-t-il derrière la réussite, qu’elle soit en rapport avec notre vie affective, familiale, notre travail ou nos passions, n’est-ce pas tout « simplement » la recherche du bonheur ? C’est pourquoi, aujourd’hui, je voudrais présenter un personnage qui incarne pleinement cette quête du bonheur : Matthieu Ricard.

Matthieu Ricard est né en France, en 1946. Fils du philosophe français Jean-François Revel et de l’artiste-peintre Yahne Le Toumelin,  Matthieu Ricard est moine bouddhiste, scientifique, auteur de livres, traducteur et photographe.

Il a étudié la génétique cellulaire à l’Institut Pasteur sous la direction de François Jacob, prix Nobel de médecine. En 1967, il s’est rendu en Inde pour y rencontrer les grands maîtres spirituels du Tibet. Après avoir terminé sa thèse de doctorat en 1972, il s’est consacré à l’étude et à la pratique du bouddhisme. Vivant en Inde, au Bhoutan et au Népal, il a étudié avec certains des plus grands maîtres de la tradition bouddhiste tibétaine, dont Kyapjé Kangyour Rinpotché (1897-1975) et Dilgo Khyentsé Rinpotché (1910-1991). Depuis 1989, Matthieu Ricard est l’interprète français de Sa Sainteté le Dalaï-lama.

Il est également membre du comité de l’Institut Mind and Life, une organisation qui se consacre à la recherche menée en étroite collaboration entre des scientifiques, des érudits et des méditants bouddhistes. Il participe activement à des travaux de recherche qui étudient l’influence de l’entraînement de l’esprit, de la méditation et de son effet à long terme sur le cerveau (neuroplasticité). Il réconcilie ainsi la science (neurosciences, psychologie, psychologie positive) avec des enseignements et des pratiques spirituelles ancestrales.

Cette recherche est conduite par le Professor Richard J. Davidson, une sommité dans le domaine de la neuroplasticité. À l’Université de Wisconsin, les chercheurs ont mis 256 électrodes sur son crâne et l’ont placé dans un appareil d’imagerie par résonance magnétique nucléaire fonctionnelle (fMRI). Matthieu Ricard a atteint le plus haut niveau d’activité cérébrale dans le cortex pré-frontal gauche du cerveau, aire associée aux émotions positives. Alors que l’échelle varie de + 0.3 à -0.3 (béatitude), Matthieu Ricard affichait des résultats de –0.45, totalement en dehors de l’échelle. Ce sont les résultats les plus performants jamais enregistrés. Une première mondiale ! Les résultats remarquables de cette étude ont été publiés en 2004 par le National Academy of Sciences of the United States of America.

Étant spécialiste de la question du «bonheur authentique», il est le mieux placé pour nous faire prendre conscience que le bonheur dépend essentiellement de nous et non de notre environnement et pour nous montrer les moyens d’y parvenir :

« Nous n’hésitons pas à étudier pendant quinze ans, puis à nous former professionnellement parfois pendant plusieurs autres années, à faire de la gymnastique pour rester en bonne santé, à passer une grande part de notre temps à améliorer notre confort, nos richesses et notre statut social. A tout cela nous consacrons beaucoup d’efforts. Pourquoi en accordons-nous si peu à améliorer notre condition intérieure ? N’est-ce pas elle qui détermine la qualité de notre vie ? Quelle curieuse hésitation, crainte ou inertie nous empêche de regarder en nous-mêmes, d’essayer de comprendre la nature profonde de la joie et de la tristesse, du désir et de la haine ? La peur de l’inconnu l’emporte, et l’audace d’explorer le monde intérieur s’arrête à la frontière de notre esprit. […]

Si en revanche le bonheur est un état qui dépend de conditions intérieures, il incombe à chacun de reconnaître puis de réunir ces conditions. Le bonheur ne nous est pas donné, ni le malheur imposé. Nous sommes à chaque instant à une croisée de chemins et il nous appartient de choisir la direction à prendre. […]

La prise de conscience accrue des pensées instantanées, ce qui permet d’identifier immédiatement une pensée de colère lorsqu’elle surgit, puis de la déconstruire dans l’instant suivant, comme un dessin sur l’eau se défait à mesure qu’on l’ébauche. »

Ces citations sont extraites de son livre « Plaidoyer pour le bonheur« , n’hésitez pas à le consulter pour aller plus loin dans cette démarche.

« Le Bonheur n’est pas quelque chose qui nous arrive mais une compétence que nous développons !»
Matthieu Ricard

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