Ecouter son intuition

Selon “Le Petit Robert”, le phénomène intuitif est une « forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement ». Ce qui laisse supposer que nous possédons un système de pensée faisant appel à d’autres processus que ceux de l’intelligence rationnelle. L’intuition, c’est cette voix intérieure qui nous pousse à agir d’une façon inhabituelle. Notre vie est ainsi ponctuée par ces moments magiques où une force nous guide vers quelque chose qui nous échappe rationnellement, quelque chose qui peut bouleverser notre quotidien.

Malheureusement notre intuition est bien souvent endormie par la foule des contraintes quotidiennes et étouffée par notre raison et la civilisation moderne si éloignée de la vie naturelle et authentique, l’attention et l’écoute de soi.

L’hémisphère droit du cerveau possède des capacités intuitives qui sont complémentaires de l’intelligence rationnelle du cerveau gauche. L’intuition résulte des synthèses d’informations qui s’effectuent de manière inconsciente dans le cerveau droit qui travaille de façon analogique et intuitive, tandis que le cerveau gauche travaille selon un mode logique et rationnel. Ces synthèses d’information intègrent l’ensemble des informations que nous enregistrons dans notre mémoire, y compris les perceptions que nous n’avons pas conscience de mémoriser mais qui sont malgré tout enregistrées par l’inconscient.

L’intuition est capable de prendre en compte une multitude d’éléments dont nous n’avons pas conscience. C’est pourquoi il est essentiel d’être à l’écoute de l’intuition et de suivre ses conseils.

Écouter son intuition, c’est essayer d’écouter ce que l’on ressent profondément. Lorsque nous devons faire un choix, nous devons essayer d’être attentif aux sentiments et aux sensations que suscitent les différents choix possibles. Écouter s’il nait en nous un sentiment de bien-être ou de malaise, de légèreté ou de lourdeur…

Être à l’écoute de l’intuition, c’est aussi être en contact avec notre inconscient, car c’est de là que proviennent les perceptions intuitives. Pour cela, il est important d’être en harmonie avec nous-mêmes et avec notre inconscient. Car si nous refusons notre inconscient, nous perdons son accès et il devient totalement inaccessible au conscient, afin que ce dernier ne puisse pas voir ce qu’il ne veut pas assumer. Aussi ce processus nécessite un minimum de calme intérieur…

Pour que l’intuition puisse se révéler, il est nécessaire que nous soyons attentifs, vigilants et complètement conscients. L’intuition est une qualité humaine qui est inscrite en chacun de nous et c’est en renouant avec nos sensations profondes que nous parviendrons à percevoir son message.

Quelques conseils pour développer son intuition :

  • Méditer régulièrement : La méditation permet de clarifier l’esprit et de créer un « espace intérieur de disponibilité ». Peu importe la méthode de méditation choisie, l’important est de pratiquer régulièrement.
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  • Écouter ses sensations physiologiques : Porter son attention sur toutes les réactions de son corps et essayer de déterminer leur signification.
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  • Se retrouver avec soi-même : Réserver au cours de la journée des moments de solitude, pour se retrouver face à face avec soi-même et faire le point.
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  • Tester ses facultés : Effectuer de petites expériences en essayant, par exemple, de deviner qui appelle au téléphone. Ou si certaines intuitions apparaissent, les vérifier dans la mesure du possible : vous pensez qu’un proche ne va pas bien, demandez-lui de ses nouvelles.
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  • Tenir un journal de bord : Chaque jour, reporter dans un carnet toutes ses intuitions spontanées (qu’elles se révèlent justes ou non), ainsi que les sensations physiques accompagnées pour mieux en comprendre le  fonctionnement et faire la différence entre informations inconscientes et projections de ses attentes.

Écouter son intuition suppose donc de se rendre disponible en créant un « vide intérieur », en lâchant prise. Mais cela implique également de se retrouver confronté à soi-même, un risque qu’il est parfois difficile à prendre… mais qui en vaut vraiment la peine, car c’est être à l’écoute de ce qui nous anime au plus profond de nous-mêmes, revenir à la source et se laisser guider par le flux de la vie sans chercher à remonter à contre-courant.

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Faire « comme si »

« Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait » Marcel Pagnol

Multiplier ses choix, ses possibilités, aller au-delà des limites que nous nous fixons nous-mêmes, voilà des situations que nous rencontrons fréquemment. Il existe un moyen créatif et récréatif pour y parvenir, c’est le jeu du « comme si ». Faire « comme si ». Bien sûr, il ne s’agit pas de se mentir à soi-même ou aux autres, mais simplement de jouer avec notre imagination pour trouver de nouvelles solutions, tester de nouveaux comportements afin de sortir d’une situation qui semblait bloquée. C’est une façon de retrouver l’enfant en nous qui laisse libre cours à ses inventions, ses rêves, son envie de s’amuser.

Faire « comme si », c’est faire toute sorte de suppositions et voir ce qu’il en advient :

  1. Se mettre dans la peau de telle ou telle personne qui dispose de capacités que l’on souhaiterait posséder : « Si j’étais à la place de… (un savant, un expert, un personnage célèbre, quelqu’un que l’on apprécie ou que l’on admire, etc.), qu’est-ce que je ferais, qu’est-ce que je dirais, quelles positions j’adopterais, quel serait mon état d’esprit, ma façon d’envisager la situation, etc. »
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  2. Jouer avec le temps et s’imaginer plus vieux de quelques années et en regardant en arrière, voir le chemin parcouru et observer comment nous avons réussi à passer tel cap, quelles sont les étapes que nous avons franchies ?
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  3. Ou bien encore imaginer : « Qu’il ne nous reste que  cinq minutes pour faire telle chose, qu’est-ce qu’il se passe ? »
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  4. « Que l’on a plus que quelques jours à vivre, que fait-on ? » ou au contraire (selon ce qui est le plus efficace pour nous) : « Que l’on a tout le temps que l’on veut ? »
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  5. Et pourquoi pas également : « Si j’étais un oiseau, un arbre ou une vague de l’océan, si je gagnais au loto, si je faisais le tour du monde, etc. »

Plus ce processus sera fait de manière ludique, plus il aura de chance d’obtenir des résultats intéressants car le mental cessera alors de fonctionner et de mettre son véto sur nos possibilités, d’où l’importance de vraiment jouer le jeu, et d’entrer pleinement dans le cadre imaginaire que l’on est en train de créer, entrer dans le rôle du personnage, comme dans un film ou une pièce de théâtre, un tableau, un rêve éveillé. Vous pouvez aussi imaginer avoir une baguette magique, inventer une métaphore, écrire des poèmes, écouter le chant des sirènes, l’imagination n’a pas de limite, laissez-vous emporter dedans et jouez, testez, ressentez et apprenez de cette expérience nouvelle.

Lorsque le contexte imaginé se présentera dans la réalité, vous pourrez alors reproduire ce que vous avez vécu dans votre film, votre rêve, votre imaginaire quand vous faisiez « comme si ». Et même si le résultat n’est pas du premier coup ce que vous attendiez, rappelez vous que lorsque vous avez appris à faire du vélo, vous n’avez pas réussi à partir sur les routes au premier coup de pédales ! Comme tout apprentissage, c’est en faisant et refaisant que l’on acquiert une nouvelle compétence.

Rappelons-nous également que notre façon de nous tenir et de bouger modifie notre façon de penser et de nous exprimer. Des études scientifiques le prouvent. Ainsi des chercheurs de la Columbia University and Harvard University ont fait l’hypothèse que l’adoption physique d’une posture de pouvoir pouvait générer un ressenti de pouvoir et de puissance et même stimuler les hormones liées au pouvoir. L’étude de Dana R. Carney démontre cette hypothèse : adopter physiquement une posture de pouvoir a des conséquences neuro-endocriniennes, notamment sur la sécrétion de testostérone. Les sujets qui adoptaient fortement des postures de pouvoir ont montré une élévation des taux de testostérone, une baisse des taux de cortisol, et une augmentation du ressenti de pouvoir et d’acceptation du risque. Ceux qui adoptaient faiblement des postures de pouvoir ont montré des résultats inverses.

Jouons à faire « comme si » pour accroître notre efficacité et nos performances dans les domaines qui nous intéressent, sachant que cela s’applique à l’acquisition ou au développement d’une nouvelle capacité, mais qu’en aucun cas cela consiste à tricher avec soi-même ou les autres. Notre authenticité personnelle reste intacte, il s’agit de faire « comme si »et non pas d’être « comme si », ce qui est bien différent.

« L’imagination est plus importante que le savoir ». Albert Einstein

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Pensées positives

Voici quelques pensées positives, peut-être certaines vous parleront vraiment et pourront vous accompagner pour augmenter votre motivation, votre potentiel à réussir. Elles peuvent aussi vous servir de base de réflexion, voire de méditation ou être simplement là, comme le reflet de votre voix intérieure qui vous guide comme une ou un ami :

« Quoi que vous réserve le présent, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi. Allez toujours dans le même sens que lui, et non à contresens. Faites-vous–en un ami et un allié, et non un ennemi. Cela transformera miraculeusement toute votre vie. »

« J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ! » Voltaire

« Brulez les ponts derrière vous et voyez comme vous travaillez bien quand vous ne pouvez pas reculer. » Napoléon Bonaparte

« L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès. » Truman Capote

« L’heure la plus noire de la nuit précède le lever du soleil. »

« Il n’y a qu’une façon d’échouer : c’est d’abandonner avant d’avoir réussi ! » Olivier Lockert

« Vous devenez sérieux, vous vous coincez. L’humour est la manière la plus rapide de renverser ce processus. Dès que vous pouvez rire de quelque chose, vous pouvez le changer » Richard Bandler

« Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » Johann Wolfgang von Goethe

« N’oubliez jamais qu’il faut du temps à la graine pour germer et pointer le bout de son nez hors de terre et ce n’est pas parce que vous ne voyez rien qu’il ne se passe rien. »

« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. » Albert Einstein

« Pour accomplir de grandes choses dans la vie, nous devons non seulement agir, mais aussi rêver ; non seulement dresser des plans, mais aussi croire. » Anatole France

« Mettez tout votre coeur, votre esprit, votre intellect et votre âme dans le moindre de vos gestes. Tel est le secret de la réussite ! » Swami Sivanada

« Ne soyez pas effrayé de cheminer lentement, soyez plutôt effrayé de ne pas avancer. » Proverbe chinois

« Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rêver, l’intelligence d’en faire un projet réaliste, et la volonté de voir ce projet mené à bien. » Sidney A. Friedman

« Il n’y a qu’une route vers le bonheur c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté. » Epictète.

« Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours servis par le hasard. » Honoré de Balzac

« Le manque et les limitations peuvent seulement exister lorsqu’on fait de la place pour eux dans notre esprit. » Bob Proctor

« Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. »
Rabi ndranàth Tagore

« A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par-dessus ? »
Boris Vian

« Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles. » James Dean

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Jeux de mots sur la motivation

Pour continuer sur le thème de la motivation, je voudrais vous proposer cette fois-ci un texte écrit par un ami, alors que nous travaillions ensemble sur la motivation, un texte qui appelle à l’interrogation, la réflexion, au jeu, afin d’en savoir plus sur ce qui nous motive réellement, sur ce qui nous pousse à bouger, à passer à l’action, et donc à avancer dans une direction. Il s’agit d’un texte volontairement différent de ce que vous avez l’habitude de lire sur ce blog afin de susciter vos réactions.

Motivation, le mot lui-même annonce son sens, le mot lui-même est tout un programme.

Si on l’ouvre un peu, comme les valves d’un coquillage vivant ou si on le fait bouger, comme on soulèverait une pierre dans l’espoir de découvrir une vie secrète et cachée dessous, fascinés par l’invisible, il montre d’abord :

« mot..ivation ».

Une petite modification et apparaît :

« mot..iva..ation ».

Encore un léger changement et voici poindre :

« mot..y..va..action »

et nous voilà aiguillés dans une direction bien particulière : motivation, un mot qui nous invite sans ambages à passer à l’action. La pierre roule et les valves s’agitent.

En premier sur la liste des mots qui nous poussent vers l’action se trouve : « Pouvoir ». Étonnante rencontre entre un verbe, la catégorie reine pour parler de mouvement dans notre langue maternelle et un nom, plutôt étiquette immobile et jugement ; tous les deux sont présents dans exactement la même coquille de lettres. Si nous détenons le pouvoir, nous pouvons réaliser… tout ce dont nous sommes capables, toutes nos possibilités. Mais le pouvoir sur quoi ou sur qui et que voulons-nous vraiment faire ?

Ici arrive la deuxième famille, la famille volonté « Vouloir » ; je veux ou je voudrais et l’ambiance change ; elle passe de l’assurance du puissant aux hésitations du désir, à l’attente pleine d’espoir ou aux résolutions maintes fois reprises et remises.

Et maintenant, le troisième larron peut entrer en scène ou plutôt donner la réplique aux deux autres et brouiller en même temps un peu plus les pistes : le « Devoir » arrive, l’acteur central de la tragédie grecque antique toujours d’actualité. Comme dans le cas de pouvoir, le personnage principal de notre histoire, devoir est un verbe et un nom à la fois et, de ce fait, possède l’ambiguïté, présente le paradoxe d’exprimer simultanément et dans le même souffle le geste vif et la fixité morbide. Le devoir qui m’appelle le fait sur un ton d’adjudant chef et dois-je lui répondre avec empressement ? Rien n’est plus agaçant, rien n’est moins sûr !

La pierre soulevée n’a pas fini de nous révéler ses secrets. Motivation nous a emmené directement dans l’action, le moteur à trois temps : je peux, je veux, je dois et certainement, le premier temps est nettement plus explosif que les deux autres. Mais si je me lance dans l’action, j’ai d’abord besoin de savoir pourquoi, pour quoi, pour quoi faire ? Quel est mon motif ? Pour quel motif suis-je motivé ?

Le nouveau secret est lâché et la magie des mots ouvre une autre piste à notre sagacité. Il suffit d’ajouter un petit préfixe de rien du tout, juste une lettre, un e avé l’accent du midi et apparaît émotif. De motif à émotif, un seul pas, une seule lettre et nous comprenons facilement que cet empressement pour bouger, pour agir, prend probablement sa source dans le royaume des émotions. Motivés, nous entrons dans une émotion bien particulière en même temps que cette émotion nous pousse à sortir de notre coquille et à recommencer à changer le monde ; petit à petit, sûrement, mais dès maintenant et sans attendre !

Ainsi un simple mot nous a déjà présenté deux facettes complètement différentes. Le côté « action », dynamisme, en trois moments, je peux, je veux, je dois et toute la litanie de leurs permutations et conjugaisons enchaînées : je devais… je pourrai… je voudrais…! Ou encore, si je peux…, je dois…, mais est-ce que je veux…? Cette déclinaison au fil des mots est là pour vous inviter à pénétrer dans leur résonance interne et à tester vous-mêmes quelle impression chacun produit sur vous. Insérez les projets ou problèmes que vous voulez à la place des points de suspension et apprécier la ré-action…!

Il y a de bonnes chances pour que cela crée en vous une émotion et vous voilà émotif, deuxième facette de notre promenade « sémantique », à travers le paysage des lettres, formes, sons, surprises nées de la simple rencontre d’un mot, motivation. Émotif, nous en étions arrivés là, c’est ce corps, le notre, que nous commençons à sentir ému, peut-être le début de puissantes émotions. L’histoire ne dit pas encore quelles actions et quelles émotions sont engendrées par notre motivation, mais la combinaison des deux registres, le mariage des émotions et des actions, propose une première piste réellement intéressante : agir et ressentir, s’émouvoir et se mouvoir.

D’abord l’action ou l’émotion en premier ? Mystère. Faire quelque chose qui nous remue à l’intérieur, nous touche ou nous trouve ou bien éprouver une envie, une peur ou même une panique qui nous fait démarrer au quart de tour ? […]

Et pour vous que signifie le mot « motivation », comment vous mettez-vous en mouvement, qu’est-ce qui vous anime fondamentalement ? Tous vos commentaires et vos façons de procéder sont toujours les bienvenus et intéressants à partager avec tous. C’est aussi en échangeant que l’on apprend.

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Les dix points de ma motivation

Nous ne sommes pas encore en hiver mais pourtant je voudrais aujourd’hui partager avec vous l’expérience que j’ai vécue en 2010, lors de la 32ème Transjurassienne, cette course mythique de ski de fond de Lamoura à Mouthe. Peut-être cela donnera à certain l’envie de participer à la prochaine Transjurassienne qui aura lieu le 12 février 2012 (il n’est jamais trop tôt pour s’entraîner), mais surtout c’est une expérience qui peut être reproduite dans n’importe quel autre contexte.

La Transjurassienne est un grand événement de masse du ski nordique: 3 500 concurrents se mesurent chaque année sur les 76 km d’un parcours traversant les départements du Jura et du Doubs, avec une petite incursion en Suisse, dans la Vallée de Joux. Cette épreuve est inscrite au calendrier de la Worldloppet, challenge mondial des épreuves de longue distance.

J’ai longtemps eu le désir de participer à cette course qui se déroulait chaque année devant mes yeux, mais sans jamais vraiment prendre la décision de réaliser ce challenge. Puis en 2010, je me décide enfin, l’hiver est propice à l’entraînement et le dimanche 14 février, je suis au départ à Lamoura. 350 km d’entraînement en skating, c’est bien peu pour affronter cette journée de 76 km, mais pourtant j’ai la ferme intention de franchir la ligne d’arrivée à Mouthe.

Je suis très émue de me retrouver dans l’ère de départ au milieu de tous ces concurrents qui vont s’élancer. Premier coup de canon et la 1ère ligne s’envole, j’en ai presque les larmes aux yeux, tandis que j’attends le 3ème coup de canon pour m’élancer à mon tour. Et me voilà partie pour 7 h 45 sur mes skis…!

Mais qu’est-ce qui permet d’aller jusqu’au bout des 76 km ?

Ou les 10 points de ma motivation !

  1. La joie de faire partie de ces milliers de concurrents et de partager avec eux cette grande aventure.
  2. Le plaisir de skier, bien évidemment, mais aussi le plaisir de skier du mieux possible pour gérer son effort, avec une économie de mouvement, en détendant les muscles tout au long du parcours, en choisissant les endroits les plus glissants, en alternant les mouvements.
  3. La présence des amis qui sont là au départ et à l’arrivée, sur le trajet et tous ceux qui me font confiance pour atteindre mon objectif.
  4. L’ambiance chaleureuse qui nous accompagne tout au long du parcours. Les spectateurs qui font retentir leurs cloches et clochettes, leurs encouragements en interpellant les skieurs par leur prénom (après avoir regardé les noms sur la liste). Et jusqu’à la fin, certains auront la patience d’encourager encore les derniers. Et aussi, cette petite voix intérieure qui se fait l’écho du public pour maintenir la motivation malgré la fatigue ou la lassitude à certains moments.
  5. La visualisation faite avant la course en guise de préparation mentale, lors de laquelle je me voyais skier avec facilité et plaisir.
  6. Le découpage du parcours en étapes. Penser d’emblée à l’arrivée et à tous ces kilomètres à venir pourrait être démoralisant, alors que le fait de se fixer des étapes intermédiaires -chaque village- permet d’envisager la course avec un tout autre regard. Et à chaque étape, je me réjouis du chemin parcouru.
  7. La beauté du paysage qui nous environne prend toute son ampleur sous les rayons de soleil. Même si ceux-ci sont de courte durée, ils enchantent les yeux si merveilleusement, devant les sapins chargés de neige fraîche. Je traverse à la fois ces lieux familiers où que je n’ai pas forcément l’habitude de skier et ainsi je les perçois avec un regard différent, puis ces endroits où chaque mètre parcouru est connu par cœur et où je sais précisément à quoi m’attendre et enfin ces coins que je découvre pour la 1ère fois avec curiosité et plaisir.
  8. Le goût de l’effort, de se dépasser, d’aller toujours de l’avant qui m’accompagne régulièrement en montagne ou encore dans mes autres projets.
  9. Le souvenir d’avoir déjà vécu des moments de doutes similaires en randonnée. Je me rappelle tout particulièrement cette randonnée à VTT « Le Jura du Haut en Bas » où à peine à la moitié, je sentais déjà la fatigue et me demandais comment j’allais pouvoir poursuivre. Et une fois cette phase critique dépassée, tout a changé alors magiquement avec la certitude ancrée en moi de parvenir au but. Le phénomène se reproduit à Bois d’Amont, la fatigue me prend tout en sachant que je n’en suis pas encore à mi-parcours, et puis la même magie s’accomplit une fois arrivée à Bellefontaine : tout va mieux, j’ai passé le cap fatidique et je sais que j’irai jusqu’à Mouthe. Ceci prouve bien qu’il ne faut jamais se décourager, il y a les hauts et les bas, puis à nouveau un regain d’énergie se manifeste. Il suffit juste de laisser passer ce moment en se faisant confiance, nous avons en nous, des ressources insoupçonnées. Cela me rappelle aussi ces 3000 m de descente après l’ascension du Mont Rose où nous ne pouvions plus avancer et pourtant nous mettions encore un pas devant l’autre…
  10. Le fait de savourer à l’avance l’instant où l’on va franchir la ligne d’arrivée et pouvoir se dire « Je l’ai faite !!! » avec une merveilleuse sensation de bonheur.

Voici donc une très belle expérience qui reste ancrée en moi et qui le restera probablement encore bien longtemps, une expérience que je pourrais réutiliser dans les moments de doute ou de difficultés comme métaphore de réussite.

Alors peut-être serais-je au rendez vous de 2012, avis aux amateurs…

Partagez vous aussi vos expériences de réussite, elles seront utiles à tous, je vous attends sur ce site.

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